
Tour de France Femmes 2026, 2e étape : d'Aigle à Genève — Cinq côtes, puis place aux sprinteuses
Updated: 4:00 am CEST - Sunday, 2 August 2026
La 2e étape du Tour de France Femmes 2026, longue de 147,9 kilomètres, reliera Aigle à Genève le dimanche 2 août ; elle comptera cinq ascensions répertoriées dans les cent premiers kilomètres, avant que le peloton ne rejoigne le Quai du Mont-Blanc au terme d'une quarantaine de kilomètres majoritairement plats le long du lac Léman. Le départ fictif est prévu à 14 h 20 (CEST) et l'arrivée aux alentours de 17 h 47.
Lorena Wiebes entame la journée en jaune, et la manière dont elle a décroché ce maillot est essentielle pour bien appréhender la deuxième étape. L'arrivée de la première étape à Lausanne, annoncée comme plate, s'est révélée tout sauf telle : elle comportait une montée courte mais exigeante de 2,5 km à 4,6 % de pente moyenne, suivie d'à peine 400 mètres de plat — un final suffisamment sélectif pour distancer Charlotte Kool et Lotte Kopecky avant la ligne. Demi Vollering a attaqué à 700 mètres du but, tentant de surprendre Wiebes ; elle a failli réussir. Mais Wiebes a comblé l'écart, a résisté à la contre-attaque de Kim Le Court-Pienaar et a conservé assez de ressources pour remporter le sprint. Si elle a su triompher dans ce final, les cinq ascensions de la deuxième étape — plus modestes, plus espacées et suivies de 42 kilomètres de plat après la dernière difficulté — devraient encore mieux lui convenir.
En bref
- En quoi consiste la 2e étape ? Une étape de 147,9 km reliant Aigle à Genève le dimanche 2 août, comprenant cinq ascensions répertoriées dans les 100 premiers kilomètres, suivies de 40 derniers kilomètres plats et sans grande difficulté, taillés pour une arrivée au sprint massif au Quai du Mont-Blanc.
- Que vient-il de se passer ? Lorena Wiebes a remporté la première étape, qui s'achevait par une arrivée en côte délicate à Lausanne ; elle a résisté à une attaque tardive de Demi Vollering pour s'emparer du premier maillot jaune de la course. Elle devance Kim Le Court-Pienaar de 4 secondes et Vollering de 6 secondes.
- Pourquoi la 2e étape est-elle importante ? C’est la première étape véritablement taillée pour les sprinteurs ; comme l’arrivée devrait se jouer au sprint massif plutôt que dans une ascension sélective, les écarts minimes enregistrés lors de la 1re étape devraient rester pratiquement inchangés. La victoire d’étape et les éventuelles secondes de bonification constitueront donc les principaux enjeux de la journée.
Points clés de la 2e étape du Tour de France Femmes 2026
| Détail | Données confirmées |
|---|---|
| Numéro de l'étape | 2 sur 9 — Tour de France Femmes 2026 |
| Date | Dimanche 2 août 2026 |
| Commencer | Aigle (siège de l'UCI et du Centre mondial du cyclisme) |
| Finition | Geneva — Quai du Mont-Blanc |
| Distance | 147.9 km |
| Élévation | ~1,696–1,800m |
| Départ neutralisé | 14:20 CEST |
| Fin estimée | ~17:47 CEST |
| Sprint intermédiaire | Lavigny, km 88.9 |
| Type de scène | Sprint massif attendu |
Comment la première étape s'est réellement déroulée — et pourquoi la situation change aujourd'hui
Lorena Wiebes a remporté la première étape au terme d'une arrivée dont l'issue lui semblait incertaine, même à ses propres yeux. L'étape menant à Lausanne était officiellement classée « plate », une appellation qui n'a trompé que peu d'observateurs attentifs : quatre côtes répertoriées ont écrémé le peloton bien avant le final, et l'ascension finale de 2,5 kilomètres à 4,6 % a définitivement écarté plusieurs sprinteuses. Charlotte Kool a lâché prise dans la côte de Villars-le-Comte, tandis que Lotte Kopecky — l'une des autres cartes maîtresses de l'équipe SD Worx au cas où Wiebes ne tiendrait pas le choc — a été distancée dans la côte de Vulliens qui a suivi.
Wiebes a atteint le pied de la dernière ascension au sein du groupe de tête, ce qui représentait déjà une grande partie du travail accompli. Le final a donné lieu à un véritable coup de théâtre : Demi Vollering a lancé une attaque surprise à environ 700 mètres de l'arrivée, tentant de piéger les sprinteuses isolées avant qu'elles ne puissent s'organiser. Kim Le Court-Pienaar a pris sa roue. Wiebes a dû puiser dans ses ressources pour combler l'écart par elle-même — après avoir bénéficié du soutien de sa coéquipière Anna van der Breggen plus tôt dans le dernier kilomètre — avant de lancer son propre sprint à l'approche de la ligne. Ni Vollering ni Le Court-Pienaar n'ont pu réagir. Wiebes a franchi la ligne en solitaire, décrochant ainsi sa dixième victoire d'étape sur le Tour, son 132e succès professionnel et le premier maillot jaune de l'édition de cette année ; un maillot qu'elle n'avait porté qu'une seule fois auparavant, à l'issue de la toute première étape du Tour de France Femmes nouvelle formule, en 2022.
Le classement général qui en résulte est suffisamment serré pour que l'issue de la deuxième étape revête une importance réelle, dépassant le simple enjeu de la victoire d'étape :
| Pos | Cavalier | Équipe | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Lorena Wiebes | SD Worx-Protime | Chef |
| 2 | Kim Le Court-Pienaar | AG Insurance-Soudal | +4s |
| 3 | Demi Vollering | FDJ United-SUEZ | +6s |
| 5 | Noemi Rüegg | EF Education-Oatly | — |
| 6 | Niewiadoma Kasia | UAE Team L’IMAD | — |
| 7 | Elisa Longo Borghini | Canyon-SRAM | — |
| 8 | Pauline Ferrand-Prévot | Visma-Lease a Bike | +10s |
| 10 | Marlen Reusser | Movistar | +10s |
Quelques noms figurant sur cette liste portent en eux leur propre histoire jusqu'à aujourd'hui. Reusser, l'une des favorites pour le classement général, a chuté à 21,3 kilomètres de l'arrivée de la première étape, mais s'est relevée pour finir sans encombre au sein du peloton, préservant ainsi ses chances dans le Tour et sa place dans le top 10. Pauline Ferrand-Prévot, qui remet son titre en jeu, a semblé à l'aise dans le final et lors du sprint, même si elle n'a pas décroché les secondes de bonification réservées au groupe de tête ; une entrée en matière convaincante pour une coureuse dont certains doutaient de la capacité à briller sur une arrivée en côte nerveuse. De son côté, Laura Tomasi est devenue la première coureuse à abandonner l'épreuve cette année, suite à une chute survenue plus tôt dans la même étape.
Comme l'étape 2 devrait se conclure par un sprint massif plutôt que par une arrivée sélective en côte, la plupart de ces écarts — quatre secondes par-ci, six par-là — devraient rester pratiquement inchangés à l'issue de la journée. Seules les bonifications sont susceptibles de les modifier : si un coureur autre que les trois premiers du classement général remporte l'étape, ou si les favoris se font piéger lors du placement pour le sprint, de légers changements en tête sont tout à fait possibles, même sur une étape dont personne n'attend qu'elle bouleverse le classement général.
Le parcours : cinq côtes, puis le plat du lac Léman jusqu'à la ligne d'arrivée.

La route directe reliant Aigle à Genève en longeant le lac ne présente guère de difficulté ; c’est précisément pour cette raison que le tracé l’évite. À la place, la deuxième étape emmène le peloton sur les hauteurs dominant le lac durant les cent premiers kilomètres, avant de laisser enfin les équipes de sprinteurs prendre les commandes.
Aigle : au départ du berceau du cyclisme mondial
L'étape s'élance d'Aigle, qui abrite à la fois le siège de l'Union Cycliste Internationale et le Centre Mondial du Cyclisme — un lieu emblématique pour tout passionné de la discipline — et marque le point de départ d'une course dont les trois premières journées se dérouleront intégralement sur les routes suisses avant de franchir la frontière française.
Côte de Chexbres — les mêmes routes que pour la première étape, mais en sens inverse.
Category 3 | 3.2km | 5.6% average | km 31.7
Après une brève incursion dans le canton du Valais suivie d'un retour dans le canton de Vaud, la course atteint les rives du lac Léman aux alentours du 13e kilomètre ; elle longe ensuite le lac avant de s'en éloigner en grimpant à travers les terrasses viticoles situées au-dessus de Chexbres. Cette ascension emprunte une dizaine de kilomètres du tracé de la première étape, mais en sens inverse, créant ainsi un lien — modeste mais bien réel — entre les deux premières journées de la course.
Côte de Savigny et Côte de Cossonay — l'épreuve du milieu
Côte de Savigny: Category 4 | 2.5km | 5% | km 43.3 Côte de Cossonay: Category 4 | 2km | 6% | km 73.3
Aucune de ces deux ascensions n'est assez difficile pour provoquer à elle seule une véritable sélection, mais, combinées au reste du parcours, elles maintiennent un rythme soutenu durant le tiers central de l'étape, une fois que l'itinéraire a bifurqué vers l'ouest en s'éloignant de Lausanne.
Le double test final : Bougy-Villars vers Mont-sur-Rolle
Côte de Bougy-Villars: Category 3 | 0.9km | 10.4% average | km 94.7 Côte de Mont-sur-Rolle: Category 3 | 2.3km | 6.5% | km 100.5
C’est ici que se joue véritablement l’étape, avec deux ascensions qui s’enchaînent coup sur coup. La côte de Bougy-Villars est d’une brièveté et d’une raideur brutales : longue de moins d’un kilomètre mais affichant une pente moyenne supérieure à 10 %, c’est le genre de montée qui sanctionne davantage un mauvais placement qu’elle ne récompense les qualités pures de grimpeur. Elle est suivie presque aussitôt par la côte de Mont-sur-Rolle, plus longue et plus régulière. À elles deux, elles offrent la dernière véritable occasion de faire bouger la course avant que les trains de sprinteurs ne prennent totalement les commandes.
Les non classés montée
Après Mont-sur-Rolle, il reste une ultime ascension qui ne figure généralement pas dans les résumés du parcours : une montée de quatre kilomètres, non répertoriée, dont le sommet est atteint alors qu'il reste encore 37 kilomètres à parcourir. Elle ne sera pas décisive pour l'issue de l'étape, mais elle représente un dénivelé bien réel que le décompte officiel des ascensions omet totalement.
À partir de là, le parcours est presque entièrement en descente ou plat ; il traverse brièvement le canton de Genève à 14 kilomètres de l'arrivée, avant d'effectuer une courte boucle de retour dans le canton de Vaud et d'entamer le tronçon final le long du lac. Les huit derniers kilomètres longent la rive jusqu'au cœur de Genève, pour s'achever sur le quai du Mont-Blanc.
Profil d'ascension complet et vérifié de l'étape 2
| Monté | Catégorie | km marker | Distance | Pente moyenne |
|---|---|---|---|---|
| Côte de Chexbres | Cat. 3 | 31.7 | 3.2 km | 5.6% |
| Côte de Savigny | Cat. 4 | 43.3 | 2.5 km | 5% |
| Côte de Cossonay | Cat. 4 | 73.3 | 2 km | 6% |
| Côte de Bougy-Villars | Cat. 3 | 94.7 | 0.9 km | 10.4% |
| Côte de Mont-sur-Rolle | Cat. 3 | 100.5 | 2.3 km | 6.5% |
| Unclassified climb | — | ~111 | 4 km | — |
La dernière ascension répertoriée se trouve à 42 kilomètres de l'arrivée, une distance suffisante pour permettre à tout coureur brièvement distancé de revenir dans la course avant que le sprint ne soit véritablement lancé.
Stage 2 winner prediction
Lorena Wiebes se présente comme la grande favorite, un statut que la première étape n'a fait que confirmer. Si elle est capable de s'imposer lors d'un véritable sprint en montée face à un groupe restreint, l'enchaînement de cinq ascensions plus modestes et bien espacées, suivi de 42 kilomètres de plat, devrait bien mieux lui convenir que le parcours de la veille. Charlotte Kool et Elisa Balsamo — toutes deux ayant fait leurs preuves sur des arrivées en faux-plat montant lors du Giro d’Italia — constituent les meilleures alternatives si l’équipe de Wiebes ne parvient pas à maîtriser totalement le final ; toutefois, les difficultés rencontrées par Kool dans les côtes de la première étape jouent en sa défaveur à l'aube de cette nouvelle journée accidentée, même si l'arrivée y est bien plus abordable.
Les enjeux du maillot au-delà du jaune
Wiebes aborde ce Tour en tenante du titre du maillot vert, et une étape se jouant presque exclusivement au sprint massif est précisément le type de journée crucial pour cette quête ; tant la victoire d'étape elle-même que les points en jeu lors du sprint intermédiaire de Lavigny revêtent une importance capitale pour ce classement. En revanche, le sort du classement de la montagne semble déjà scellé pour l'heure : Nikola Nosková s'est mathématiquement assuré le premier maillot à pois de l'édition après avoir remporté les points de la meilleure grimpeuse lors de la première étape ; comme seules des ascensions de 3e et 4e catégories figurent au programme du jour, il est peu probable que ce maillot change d'épaules, quel que soit le scénario de la deuxième étape.
Genève et le lien avec 1990
Avant ce passage du Tour de France Femmes, le dernier lien de Genève avec une course par étapes majeure remontait à 1990 : le Tour de Romandie — l’autre grande course par étapes nationale suisse — s’était alors élancé de Moutier pour s’achever dans la cité genevoise, avec la victoire du Français Charly Mottet. Si cette référence est plus modeste que le palmarès cycliste de Lausanne, elle n’en est pas moins réelle ; ainsi, l’arrivée de ce dimanche vient ajouter un véritable chapitre à l’histoire cycliste de Genève, plutôt que de simplement écrire sur une page blanche.
Le deuxième Grand Départ en Suisse — et pourquoi c'est important
L’édition de cette année marque seulement la deuxième fois que le Tour de France Femmes moderne — la version relancée en 2022 — s’élance hors des frontières françaises, après le Grand Départ de Rotterdam en 2024. C’est une manière idéale d’inaugurer la cinquième édition de la course, qui s’annonce comme la plus exigeante à ce jour : un parcours record de 1 175 kilomètres répartis sur neuf étapes et un dénivelé positif total inédit de 18 795 mètres, le tout menant à une arrivée au sommet du mont Ventoux — une première historique pour l’épreuve — et à un grand final à Nice le 9 août.
Heures de début dans le monde entier — conversion des moments clés
| Moment | CEST (France/Switzerland) | BST (UK) | EDT (USA) | AEST (Australia) |
|---|---|---|---|---|
| Départ neutralisé | 14:20 | 13:20 | 08:20 | 22:20 |
| Côte de Chexbres | ~15:12 | ~14:12 | ~09:12 | ~23:12 |
| Lavigny intermediate sprint | ~16:28 | ~15:28 | ~10:28 | ~00:28 +1 |
| Finition estimée | 17:47 | 16:47 | 11:47 | 01:47 +1 |
Programme — Fuseaux horaires : France, Royaume-Uni, États-Unis et Australie
Les horaires ci-dessous sont basés sur la fourchette de vitesse officielle (45 km/h pour l'allure rapide, 41 km/h pour l'allure lente). Le Royaume-Uni a une heure de retard sur le CEST (BST) ; la côte Est des États-Unis a six heures de retard (EDT) ; l'Australie a huit heures d'avance (AEST, sans passage à l'heure d'été en août).
| Indiquer | Distance jusqu'à l'arrivée | CEST (France/Swiss) | BST (UK) | EDT (USA East) | AEST (Australia) |
|---|---|---|---|---|---|
| Start — Aigle | 147.9 km | 14:20 | 13:20 | 08:20 | 22:20 |
| Côte de Savigny (Cat.3) | 104.6 km | 15:28–15:33 | 14:28–14:33 | 09:28–09:33 | 23:28–23:33 |
| Côte de Cossonay | 74.6 km | 16:08–16:17 | 15:08–15:17 | 10:08–10:17 | 00:08–00:17+1 |
| Côte de Bougy-Villars (10.4%) | 53.2 km | 16:36–16:49 | 15:36–15:49 | 10:36–10:49 | 00:36–00:49+1 |
| Côte de Mont-sur-Rolle | 47.4 km | 16:44–16:57 | 15:44–15:57 | 10:44–10:57 | 00:44–00:57+1 |
| Arrivée — Genève | 0 km | 17:47–18:06 | 16:47–17:06 | 11:47–12:06 | 01:47–02:06+1 |
+1 indique le jour civil suivant en Australie.
Ils couvrent les moments qui comptent vraiment pour planifier votre suivi ; le programme complet, établi kilomètre par kilomètre, comporte environ 80 points de passage chronométrés..
Météo sur les rives du lac Léman
Attendez-vous à des conditions chaudes et majoritairement sèches, typiques de la région en ce début du mois d'août ; les températures devraient probablement osciller entre la fin de la vingtaine et le début de la trentaine de degrés Celsius d'ici la fin de l'épreuve. Consultez les prévisions définitives peu avant le début de l'étape, car les conditions météorologiques aux abords du lac peuvent évoluer rapidement.
Guide du spectateur — D'Aigle à Genève
La montée du vignoble de Chexbres : À la fois spectaculaire et stratégique, la route s'élève directement à travers les terrasses de Lavaux — un paysage viticole classé au patrimoine mondial de l'UNESCO — tout en offrant une vue sur le lac Léman en contrebas durant une grande partie de l'ascension.
L'arrivée au quai du Mont-Blanc : une ambiance typique de sprint massif, avec le lac en toile de fond et une ligne droite finale suffisamment longue pour permettre aux trains de sprinteurs de bien s'organiser avant l'effort ultime.
Vaud et Genève — gastronomie et culture
Les terrasses viticoles de Lavaux, que la course traverse à hauteur de Chexbres, sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO ; elles produisent des vins blancs vifs issus du cépage Chasselas, emblématiques de ce tronçon du littoral lémanique. Plus loin sur le parcours, les grands classiques suisses tels que la fondue et la raclette restent la norme régionale, tandis que Genève affiche une identité culinaire qui lui est propre — façonnée tout autant par sa population internationale et cosmopolite que par la cuisine suisse traditionnelle.


