
Tour de France 2026 Étape 18 : Voiron à Orcières-Merlette — les Alpes ouvertes là où Ocaña a brisé Merckx
Last updated: 4:40 am CEST - Thursday, 23 July 2026
La 18e étape du Tour de France 2026 est une étape de montagne de 185,2 kilomètres reliant Voiron à Orcières-Merlette le jeudi 23 juillet ; il s'agit de la première des trois étapes alpines consécutives qui clôturent la course. Elle affiche un dénivelé positif d'environ 3 900 mètres et s'achève par une ascension finale de 7,1 kilomètres menant à 1 825 mètres d'altitude, sur une montagne associée à l'une des après-midis les plus célèbres de l'histoire du Tour. Le départ officiel est fixé à 12 h 50 (CEST) et l'arrivée est prévue aux alentours de 17 h 25.
C’est aussi, selon les termes mêmes d’ASO, la dernière grande occasion pour un pur grimpeur étranger à la lutte pour le classement général de remporter une étape en solitaire. Deux étapes de montagne plus difficiles suivront — la 19e et la 20e, avec la double ascension de l’Alpe d’Huez — et, une fois ces étapes arrivées, le groupe des favoris devrait verrouiller la course de bien plus près. Les médias italiens ont une expression pour désigner une telle journée : aperitivo prima dell’abbuffata — the aperitif before the feast.
En bref
- En quoi consiste la 18e étape ? Une étape de montagne de 185,2 km, le jeudi 23 juillet, reliant Voiron à Orcières-Merlette (1 825 m) pour une arrivée au sommet, avec un dénivelé positif cumulé d'environ 3 900 mètres. Il s'agit de la première étape du triptyque alpin final du Tour.
- Pourquoi est-ce important ? C’est la dernière occasion réaliste pour un grimpeur ne figurant pas dans le top 10 du classement général de s’imposer en solitaire avant que la course n’aborde ses terrains les plus difficiles et que les favoris pour la victoire finale ne prennent totalement les commandes. La 17e étape s’est soldée par la victoire d’une échappée — Jasper Philipsen — sans modifier le classement général ; la hiérarchie reste donc figée et pratiquement inchangée à l’aube de la 18e étape.
- L'histoire : C'est à Orcières-Merlette que Luis Ocaña a fait craquer Eddy Merckx en 1971, en roulant en solitaire sur 60 kilomètres pour s'imposer avec 8 minutes et 42 secondes d'avance — ce qui reste l'une des démonstrations les plus écrasantes de l'histoire du Tour.
Faits marquants de la 18e étape
| Détail | Données confirmées |
|---|---|
| Numéro de l'étape | Faits marquants de la 18e étape |
| Date | Jeudi 23 juillet 2026 |
| Commencer | Voiron (Isère) |
| Finition | Orcières-Merlette (Hautes-Alpes) |
| Distance | 185.2 km |
| Élévation | ~3,900–3,950m |
| Finish altitude | 1,825m |
| Neutralised start | 12 h 35 CEST |
| Official start | 12:50 CEST |
| Est. finish | ~17:25 CEST (range 17:12–17:40) |
| Sprint intermédiaire | Corps, km 129 |
| Météo | Départ par temps ensoleillé, env. 27–31 °C. Arrivée en altitude, env. 21–23 °C ; vent léger tout au long du parcours. |
La situation actuelle de la 18e étape dans la course
La 17e étape est terminée ; elle a donné lieu à un scénario classique d'échappée plutôt qu'au sprint massif que son profil « plat » laissait présager. Jasper Philipsen s'est imposé — signant sa première victoire d'étape sur ce Tour après une première quinzaine qu'il a lui-même qualifiée de difficile — devant Mauro Schmid et Olav Kooij. Fait important en vue de la 18e étape, le classement général reste inchangé en tête : Tadej Pogačar conserve le maillot jaune, Remco Evenepoel occupe la deuxième place à 4 minutes 32 secondes et Isaac del Toro la troisième à 6 minutes 51, tandis que Paul Seixas pointe au quatrième rang, avec seulement vingt secondes de retard supplémentaire.
Deux noms qui figureraient normalement en tête d'affiche de toute présentation d'une étape alpine sont totalement absents de l'équation. Jonas Vingegaard a abandonné lors de la 15e étape après s'être fracturé la clavicule, tandis que Florian Lipowitz a dû quitter la course sur chute durant le contre-la-montre de la 16e étape. Tous deux étaient de sérieux prétendants au podium il y a une semaine ; aucun ne prendra le départ de la 18e étape. Toute analyse présentant encore la course comme une lutte impliquant l'un ou l'autre de ces coureurs repose sur des informations obsolètes : la bataille pour le classement général de ce Tour se joue désormais entre Pogačar, Evenepoel, del Toro et Seixas, avec Ayuso et Skjelmose en embuscade.
L'itinéraire : les ascensions du Vercors, la vallée du Drac, puis la longue montée en altitude.

La 18e étape quitte Voiron en direction du sud vers Grenoble, mais bifurque avant d'atteindre la ville pour aborder la première ascension sérieuse de la journée. De là, le parcours serpente à travers le massif du Vercors, descend dans la vallée du Drac, remonte vers Monteynard, traverse un haut plateau sur une longue distance, puis entame une montée progressive et quasi ininterrompue sur les 32 derniers kilomètres jusqu'à Orcières-Merlette.
La côte d’Engins et le faux-plat qui suit
Category 1 | 11.4km | 5.4% | km 36.7
L’ascension commence véritablement avec la côte d’Engins, et l’effort ne s’arrête pas une fois la section répertoriée franchie. Un long faux-plat se prolonge jusqu’à Saint-Nizier-du-Moucherotte ; c’est un détail important à connaître, car le fait que la montée s’achève « officiellement » à l’entrée du village ne signifie pas pour autant que la route se stabilise. Les coureurs doivent continuer à fournir des efforts bien au-delà du point où, selon la plupart des profils de course, ils pourraient normalement récupérer.
The uncategorised climbs nobody talks about
Near Grenoble, the route also crosses two smaller uncategorised climbs, Col de la Comboire (1.3km at 6.5%) and Col de la Festinière (3.4km at 4.9%). Neither will decide the stage. Both add to a day that’s considerably busier underfoot than the headline climb count suggests.
Monteynard, les hauts plateaux et la Côte des Terrasses
Après la côte d’Engins, la route redescend vers les rives du Drac avant de remonter vers Monteynard : 9,7 kilomètres à 5 % (ascension classée en 2e catégorie). S’ensuit le tronçon le plus singulier de l’étape : plutôt qu’une véritable descente, le parcours se maintient aux alentours de 900 mètres d’altitude sur des dizaines de kilomètres, enchaînant les faux-plats sans jamais vraiment s’aplanir ni s’élever franchement. La côte des Terrasses — 3,4 kilomètres à 6,6 % — constitue la difficulté majeure de ce secteur, mais c’est l’accumulation de terrains vallonnés alentour qui fait véritablement mal aux organismes.
Là où le final commence vraiment
À partir de La Fare-en-Champsaur, alors qu'il reste 32 kilomètres à parcourir, la route commence à s'élever pour ne plus redescendre. L'ascension débute en douceur, mais c'est à ce stade que les observateurs avertis situent le véritable début du final de l'étape — bien avant que le panneau indiquant le pied de la montée d'Orcières-Merlette n'apparaisse sur le profil officiel. La côte de Saint-Léger-les-Mélèzes, longue de 2,5 kilomètres avec une pente moyenne de 6,9 %, constitue la principale difficulté de ce tronçon. Ainsi, lorsque les coureurs atteignent le pied de l'ascension finale répertoriée, ils sont en réalité déjà en train de grimper depuis une demi-heure.
Orcières-Merlette : 7,1km à 6,7%, remarquablement homogène
Catégorie 1 | 7,1 km | 6,7 % de moyenne | passages à 8,2 % | altitude à l'arrivée : 1 825 m
L'ascension finale elle-même est presque douce selon les standards actuels du Tour : pas de rampes brutales à deux chiffres, pas de virages en épingle spectaculaires, mais une pente régulière et constante avoisinant les 6,7 % du pied au sommet, avec des passages les plus difficiles atteignant 8,2 %. À partir de Saint-Léger-les-Mélèzes, il s'agit exactement du même final que celui emprunté par le Tour en 2020. Même route, même pente, mêmes 7,1 derniers kilomètres. Ce qui change, c'est le contexte : en 2020, il s'agissait de la 4e étape, avec encore trois semaines de course à venir et la plupart des favoris au classement général soucieux de préserver leur position. En 2026, c'est la 18e étape ; il ne reste plus que deux étapes de montagne après celle-ci, et plus aucun coureur n'a de raison de se ménager.

Profil complet de la montée

| Monté | Catégorie | km marker | Distance | Pente moyenne | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|
| Côte d’Engins | Cat. 1 | 36.7 | 11.4 km | 5.4% | Le faux plat se prolonge bien au-delà du sommet. |
| Col de la Comboire | Non classé | ~55 | 1.3 km | 6.5% | Près de Grenoble |
| Col de la Festinière | Non classé | ~60 | 3.4 km | 4.9% | Près de Grenoble |
| Côte de Monteynard | Cat. 2 | 92.2 | 9.7 km | 5.0% | Suivi d'un plateau d'environ 900 m, sans véritable descente. |
| Côte des Terrasses | Cat. 3 | 112.8 | 3.4 km | 6.6% | La rampe la plus difficile de la section centrale vallonnée |
| Côte de Saint-Léger-les-Mélèzes | Cat. 3 | 166.2 | 2.5 km | 6.9% | Marque le début du véritable final, à 19 km de l'arrivée. |
| Orcières-Merlette | Cat. 1 | 185.2 | 7.1 km | 6.7% | Des rampes à 8,2 %. Altitude d'arrivée : 1 825 m. Identique au final de 2020. |
1971 : le jour où Ocaña a brisé Merckx
La réputation d’Orcières-Merlette dans l’histoire du cyclisme repose presque entièrement sur une seule après-midi. Le 8 juillet 1971, lors d’une étape de 134 kilomètres au départ de Grenoble, Luis Ocaña porta une attaque dans la côte de Laffrey, accrut son avance au col du Noyer, puis parcourut en solitaire les 60 derniers kilomètres jusqu’à Orcières-Merlette. Eddy Merckx, alors en quête d’un troisième titre consécutif sur le Tour et considéré comme quasi invincible, ne put rien y faire. Ocaña franchit la ligne d’arrivée avec 8 minutes et 42 secondes d’avance sur lui, s’empara du maillot jaune et accomplit un exploit que presque personne n’avait réussi face à Merckx en quatre ans : il fit apparaître le plus grand cycliste de sa génération comme un simple mortel.
Cela ne dura pas. Quelques jours plus tard, dans les Pyrénées, lors de la descente du col de Menté effectuée sous un violent orage, Merckx perdit le contrôle de son vélo et percuta un muret. Ocaña, qui le suivait de près, ne put éviter la collision et chuta lourdement ; peinant à déchausser, il fut percuté une seconde fois par Joop Zoetemelk, qui arrivait derrière lui. Merckx se releva et repartit. Ocaña, lui, ne se releva pas : évacué par hélicoptère vers l'hôpital, il tenta bien de poursuivre le Tour les jours suivants, mais finit par abandonner en raison d'une bronchite, offrant ainsi à Merckx un troisième titre sans que celui-ci ait besoin de donner le moindre coup de pédale supplémentaire. Ocaña prendrait finalement sa revanche deux ans plus tard en remportant le Tour 1973, en l'absence de Merckx. Toutefois, l'étape d'Orcières-Merlette reste celle qui a marqué les esprits : le jour où le champion invincible a semblé vulnérable, suivi de cette chute qui a empêché de savoir ce qu'il en aurait réellement été.
2020 : victoire de Roglič
La dernière fois que le Tour s'est achevé à Orcières-Merlette, lors de la 4e étape de l'édition 2020, le scénario avait été bien différent : un groupe restreint s'était présenté groupé, avec l'équipe Jumbo-Visma contrôlant le rythme dans l'ascension finale avant que Primož Roglič ne réponde à une attaque tardive de Guillaume Martin pour s'imposer. Tadej Pogačar avait pris la deuxième place, dans le même temps que Roglič, tandis que Martin complétait le podium. La plupart des favoris au classement général avaient rallié l'arrivée sans encombre au sein de ce même groupe, seule une poignée d'entre eux concédant un temps significatif.
Ce résultat recèle aujourd'hui une ironie saisissante. La victoire de Roglič à Orcières-Merlette avait été perçue, à l'époque, comme la preuve d'une forme dominante en ce début de Tour — ce qui fut effectivement le cas jusqu'au contre-la-montre individuel de la 20e étape, où Pogačar réalisa l'une des performances les plus époustouflantes de l'histoire moderne de l'épreuve pour combler son retard et s'adjuger le titre. Le coureur battu à Orcières-Merlette en 2020 a fini par remporter l'épreuve tout entière. La montagne a cette habitude de ne pas livrer toute l'histoire.
Dernière chance pour l'échappée
La 18e étape revêt une importance capitale pour les coureurs qui, sans réelle chance d'atteindre le podium du classement général, peuvent légitimement viser une victoire d'étape. ASO la présente comme la dernière occasion pour les bons grimpeurs de s'illustrer via une échappée ; en effet, les 19e et 20e étapes proposeront un terrain et des enjeux tels que les équipes des favoris devraient imposer une course beaucoup plus verrouillée et agressive, rendant la survie d'une échappée nettement plus difficile.
La situation de l'équipe Visma-Lease a Bike ajoute une dimension supplémentaire à ce scénario. Avec l'abandon de Vingegaard, la formation a ouvertement réorienté ses ambitions restantes vers la conquête d'étapes ; Matteo Jorgenson, Sepp Kuss et Davide Piganzoli sont tous cités comme des coureurs désormais en quête d'opportunités quotidiennes, plutôt que chargés de protéger un leader au classement général qui n'existe plus. Une équipe n'ayant plus rien à défendre et disposant de plusieurs grimpeurs talentueux est précisément celle qui est susceptible d'animer une journée comme celle-ci.
Pronostic du vainqueur de l'étape
Favoris : Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) se présentent comme les favoris les mieux cotés ; tous deux ont fait leurs preuves sur ce type précis d'arrivée au sommet en haute altitude avec une pente régulière, et tous deux courent pour des équipes qui n'ont pas de leader au classement général à protéger aujourd'hui.
Outsiders : On ne peut écarter Tadej Pogačar lui-même si l'équipe UAE Team Emirates-XRG juge utile d'accentuer encore son avance plutôt que de gérer ses efforts, bien qu'une course sans forcer à 100 % soit tout aussi plausible compte tenu du terrain restant à parcourir. Sepp Kuss et Davide Piganzoli incarnent les atouts de Visma pour la chasse aux étapes, tandis que Tobias Halland Johannessen et Tom Pidcock possèdent tous deux le moteur nécessaire pour briller sur ce type de parcours, sans être freinés par des impératifs liés au classement général.
Les outsiders : Remco Evenepoel pourrait passer à l'offensive s'il estime que le terrain lui convient mieux qu'à del Toro ou Seixas, bien que la défense de sa deuxième place au classement général reste probablement la priorité. Egan Bernal, Alex Baudin, Thymen Arensman, Luke Plapp, Pablo Castrillo et Lenny Martinez complètent un plateau de grimpeurs très relevé, capables de créer la surprise dans un bon jour.
GC picture: still quiet, but not for long
| Pos | Cavalier | Équipe | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Tadej Pogačar | UAE Team Emirates-XRG | Chef |
| 2 | Remco Evenepoel | Red Bull-BORA-hansgrohe | +4:32 |
| 3 | Isaac del Toro | UAE Team Emirates-XRG | +6:51 |
| 4 | Paul Seixas | Decathlon CMA CGM | +7:11 |
| 5 | Juan Ayuso | Lidl-Trek | +9:22 |
| 6 | Lenny Martinez | Bahrain Victorious | +10:14 |
| 7 | Mattias Skjelmose | Lidl-Trek | +12:50 |
| 8 | Tom Pidcock | Pinarello-Q36.5 | +12:58 |
The gap that matters most right now sits just below the podium: Seixas is only twenty seconds behind del Toro for third place and the white jersey that comes with it. Stage 18’s steady, non-explosive final climb isn’t the kind of terrain that typically blows a 20-second gap wide open — but with Stages 19 and 20 still to come, including the Alpe d’Huez double, nobody in that fight is treating today as low-stakes.
World start times and how to watch
| Time zone | Région | Official start | Est. finish |
|---|---|---|---|
| CEST (UTC+2) | France, Germany, Italy | 12:50 | ~17:25 |
| BST (UTC+1) | United Kingdom, Ireland | 11:50 | ~16:25 |
| EDT (UTC-4) | New York, Miami | 06:50 | ~11:25 |
| CDT (UTC-5) | Chicago, Dallas | 05:50 | ~10:25 |
| PDT (UTC-7) | Los Angeles, Seattle | 03:50 | ~08:25 |
| IST (UTC+5:30) | India | 16:20 | ~20:55 |
| AEST (UTC+10) | Sydney, Melbourne | 20:50 | ~01:25 +1 |
| NZST (UTC+12) | New Zealand | 22:50 | ~03:25 +1 |
How to watch: see live viewing guide: Eurosport carries the stage across most of Europe, with HBO Max offering a streaming alternative in the same region. In the US, NBC Sports and Peacock have coverage; FloSports carries it in Canada. SBS broadcasts free in Australia, Sky Sport covers New Zealand, and in Italy the stage airs free on Rai 2 between 14:00 and 18:00, with Eurosport and Discovery+ extending coverage from 12:30 to 18:00 for anyone wanting the full stage rather than the condensed window.
Equipment for the first Alpine stage
Stage 18 marks the point in the race where gearing choices shift meaningfully. After a run of transitional and rolling stages, teams move to full climbing setups, compact chainsets and wider-range cassettes built for a sustained high-altitude effort rather than the punchier, shorter climbs of the past week. It’s a small technical detail, but it’s also a signal: this is the day the Tour visibly becomes a mountain race again, in the equipment choices as much as the terrain.
Spectator guide — Voiron and Orcières-Merlette
Côte d’Engins: The first proper test of the day and a good early vantage point for genuine climbing effort, before the race disappears into the Vercors and the long rolling middle section.
Orcières-Merlette finish: The clear highlight. A summit finish at 1,825 metres on the edge of the Écrins National Park, with the added weight of the 1971 history attached to every metre of the final climb. Expect a strong crowd given both the scenery and the stage’s status as the Alpine trilogy’s opening statement.
Isère and Hautes-Alpes — food and culture
Voiron carries the same Chartreuse liqueur heritage covered for Stage 17’s finish in the same town, the historic distillery, run by Carthusian monks since the 18th century, sits just outside the town centre and remains one of the most distinctive culinary landmarks anywhere on this year’s route.
Further along, as the race crosses into the Hautes-Alpes and the Champsaur and Dévoluy regions near the finish, the food shifts toward heartier mountain fare: tourton, a savoury or sweet stuffed pastry particular to this corner of the Alps, and génépi, the herbal Alpine liqueur that turns up across multiple regions this Tour has passed through, each valley insisting its version is the definitive one.
FAQ — Tour de France 2026 Stage 18
What is Stage 18 of the Tour de France 2026?
Stage 18 is a 185.2km mountain stage from Voiron to Orcières-Merlette on Thursday 23 July 2026, the first of three consecutive Alpine stages that close the race. It carries approximately 3,900 metres of climbing and finishes with a 7.1km summit climb to 1,825 metres altitude.
Who is leading the Tour de France 2026 heading into Stage 18?
Tadej Pogačar leads heading into Stage 18, with Remco Evenepoel second at 4 minutes 32 seconds behind, and Isaac del Toro third at 6:51. Paul Seixas sits fourth, just 20 seconds behind del Toro. Jonas Vingegaard and Florian Lipowitz, both previously podium contenders, are no longer in the race after separate crashes on Stage 15 and Stage 16.
What happened at Orcières-Merlette in 1971?
In 1971, Luis Ocaña attacked Eddy Merckx on the road from Grenoble and rode alone for the final 60 kilometres into Orcières-Merlette, winning by 8 minutes and 42 seconds and taking the yellow jersey. It remains one of the most dominant single-stage performances against Merckx during his career. Days later, Merckx crashed on a mountain descent while Ocaña was following closely; Ocaña was also brought down and later abandoned the race, allowing Merckx to win the title regardless.
Has the Tour de France finished at Orcières-Merlette before?
Yes. Orcières-Merlette has hosted a Tour de France finish twice before 2026: in 1971, when Luis Ocaña’s solo attack made the climb famous, and in 2020, when Primož Roglič won a select-group sprint ahead of Tadej Pogačar. The 2026 finish uses the same final climb as the 2020 stage.
Why is Stage 18 considered the last chance for the breakaway?
Stage 18 is widely described as the final realistic opportunity for a climber outside the general classification picture to win a stage solo, since the two Alpine stages that follow — including the Alpe d’Huez double finish — are expected to be controlled far more tightly by the remaining GC contenders. Teams without a GC leader left in contention, including Visma-Lease a Bike since Vingegaard’s withdrawal, have shifted focus toward exactly this kind of stage-hunting opportunity.
How hard is the final climb to Orcières-Merlette?
The final climb to Orcières-Merlette is 7.1 kilometres at an average gradient of 6.7%, with the steepest sections reaching 8.2%. It is considered a relatively even, non-explosive climb by modern Tour standards, without the sharp double-digit ramps found on climbs like the Col du Haag or Plateau de Solaison earlier in this Tour.
What other climbs are on the Stage 18 route?
Besides the final Orcières-Merlette climb, Stage 18 features Côte d’Engins (11.4km at 5.4%), Côte de Monteynard (9.7km at 5%), Côte des Terrasses (3.4km at 6.6%), and Côte de Saint-Léger-les-Mélèzes (2.5km at 6.9%), along with two uncategorised climbs near Grenoble — Col de la Comboire and Col de la Festinière — that rarely appear in English-language race previews.
Is Stage 18 likely to change the GC standings?
Significant GC changes are considered unlikely on Stage 18, since the final climb’s steady gradient doesn’t typically produce large time gaps and most contenders are expected to conserve energy for the harder terrain of Stages 19 and 20. The tightest current battle — Paul Seixas just 20 seconds behind Isaac del Toro for the final podium position — is more likely to be decided in the Alps that follow than on this stage specifically.




