
Tour de France 2026 Stage 16: The Time Trial That Decides Who Joins Pogačar on the Podium
Last updated: 7:40 am CEST - Tuesday, 21 July 2026
La 16e étape du Tour de France 2026 est un contre-la-montre individuel de 26,1 kilomètres reliant Évian-les-Bains à Thonon-les-Bains le mardi 21 juillet ; le parcours se divise en trois parties quasi égales : une ascension de 9,7 kilomètres vers la côte de Larringes, une descente technique ramenant au lac Léman et un tronçon plat jusqu'à l'arrivée au château de Ripailles. Kamil Gradek s'élancera en premier à 13 h 00 CEST. Tadej Pogačar partira en dernier, à 17 h 15 CEST, l'arrivée de l'étape étant prévue aux alentours de 17 h 50.
Il y a trois jours, ce contre-la-montre semblait avoir un scénario tout tracé : un parcours taillé pour Evenepoel, un Pogačar cherchant à préserver son avance et un Vingegaard tentant de grappiller ce qu'il pouvait. Puis, lors de la 15e étape, Vingegaard a été contraint à l'abandon : fracture de la clavicule, opération programmée, et fin de son Tour 2026 sur un rond-point à Bonneville, à vingt kilomètres de l'arrivée. Ce qui devait être une simple formalité a pris une tout autre tournure : une véritable bataille ouverte pour les deuxième, troisième et quatrième places, qui se jouera sur un parcours récompensant précisément le type de coureurs en lice pour ces positions.
En bref
- En quoi consiste la 16e étape ? Un contre-la-montre individuel de 26,1 km, le mardi 21 juillet, reliant la ville thermale d'Évian-les-Bains à Thonon-les-Bains, au bord du lac Léman. Le parcours se compose d'un tiers de montée (côte de Larringes : 9,7 km à 4,3 %), d'un tiers de descente technique et d'un tiers de plat. Pogačar s'élancera en dernier à 17 h 15 (CEST) ; arrivée estimée à 17 h 50.
- Pourquoi est-ce important maintenant ? La chute et l’abandon de Jonas Vingegaard lors de la 15e étape laissent le podium provisoire grand ouvert derrière Pogačar. Evenepoel occupe la 2e place à 5 min 00 s, del Toro la 3e à 5 min 58 s, Seixas la 4e à 6 min 23 s et Lipowitz la 5e à 6 min 48 s ; des écarts suffisamment faibles pour que la hiérarchie soit véritablement bouleversée d’ici l’arrivée, sur un parcours taillé pour les purs spécialistes du contre-la-montre.
- Qui va l'emporter ? Evenepoel est le grand favori pour l'étape elle-même : triple champion du monde du contre-la-montre, il s'élancera sur un parcours que plusieurs coureurs ont qualifié de taillé sur mesure pour ses qualités de rouleur. La question la plus intéressante concerne ce qui se passera derrière lui.
Points clés de la 16e étape
| Détail | Données confirmées |
|---|---|
| Numéro de l'étape | 16 sur 21 |
| Date | Mardi 21 juillet 2026 |
| Type | Contre-la-montre individuel |
| Commencer | Évian-les-Bains |
| Finition | Thonon-les-Bains (Château de Ripailles) |
| Distance | 26.1 km |
| Élévation | ~500m |
| Route structure | 1/3 de montée, 1/3 de descente, 1/3 de plat |
| Ascension clé | Côte de Larringes — Cat. 2, 9.7km at 4.3%, summit ~799m |
| First starter | Kamil Gradek (Bahrain Victorious), 13:00 CEST |
| Last starter | Tadej Pogačar (race leader), 17:15 CEST |
| Est. finish | ~17:50 CEST |
| Start intervals | 90 secondes, ramenées à 2 minutes pour les 15 derniers coureurs. |
Ce qui a changé lors de la 15e étape — et pourquoi cela redéfinit cette étape
Jonas Vingegaard a chuté, À environ 20 kilomètres de l'arrivée de la 15e étape, il a accroché une bordure alors que le peloton sortait d'un rond-point à Bonneville, à l'approche du Plateau de Solaison. Il s'est fracturé la clavicule et a subi de multiples éraflures ; il a été aidé pour monter dans la voiture médicale, le bras en écharpe. Une intervention chirurgicale a depuis été programmée. Son Tour s'est arrêté là, alors qu'il occupait la deuxième place du classement général, à quatre minutes et trente secondes de Pogačar.

Cette même chute a également impliqué Isaac del Toro ; tombé lors de l'incident, il s'est relevé pour terminer troisième de l'étape, un résultat qui lui a permis de passer de la septième à la troisième place du classement général. Sepp Kuss, coéquipier de Vingegaard, a lui aussi chuté, perdant un temps précieux pour revenir sur le groupe.
L'ampleur de ce que ce retrait change à la course mérite que l'on s'y attarde un instant. Pogačar et Vingegaard avaient terminé aux deux premières places du Tour lors de quatre éditions consécutives entre 2021 et 2024, se partageant les victoires à égalité (deux chacun). Quoi qu'il advienne lors de la dernière semaine, ce Tour ne se jouera pas sur cette rivalité ; il se jouera entre ceux qui tenteront de combler le vide laissé par Vingegaard. Remco Evenepoel, qui a devancé Pogačar et del Toro pour remporter l'étape au sommet de Solaison, a par la même occasion hérité de la deuxième place. La réaction de Pogačar, juste après, fut brève et empreinte d'une émotion inhabituellement personnelle : il s'est dit « vraiment triste de voir » son rival quitter la course de la sorte.
Pour la 16e étape, rien de tout cela ne modifie le tracé. En revanche, cela change tout à la signification du résultat.
Le parcours : un tiers de montée, un tiers de descente, un tiers de plat.
Christian Prudhomme, le directeur du Tour, qualifie la 16e étape de « cocktail explosif » ; une expression qui ne rend pas pleinement justice à la conception très réfléchie de ce tracé. Il ne s’agit pas d’un contre-la-montre plat auquel on aurait simplement greffé une ascension. C’est un parcours qui enchaîne trois efforts bien distincts, où la gestion des transitions entre ces phases compte presque autant que la puissance pure déployée sur chaque tronçon.
La route directe qui longe le lac entre Évian et Thonon ne s'étend que sur 11 kilomètres et ne présente pratiquement aucun dénivelé. ASO a délibérément tracé l'itinéraire à travers les collines, car une route plate n'aurait pas permis de faire la course.
Côte de Larringes — la montée qui décide de l'étape
Catégorie 2 | 9,7 km | 4,3 % de moyenne | sommet à ~799 m
L'ascension débute presque aussitôt après avoir quitté Évian-les-Bains et s'étend sur 9,7 kilomètres avec une pente constante de 4,3 % ; ni raide ni nerveuse, elle se distingue simplement par une régularité implacable. C'est précisément cette régularité qui fait tout l'intérêt de la montée. Une ascension aussi uniforme ne favorise pas le coureur capable de produire un effort bref et violent, mais plutôt celui qui peut maintenir une puissance élevée et stable pendant une demi-heure, sans que la pente ne lui donne jamais l'occasion de relâcher son effort.
C’est précisément pour cette raison que toutes les sources traitant de cette étape désignent Remco Evenepoel comme le grand favori. S’il n’est pas grimpeur à proprement parler, une pente soutenue de 4,3 % abordée à un rythme de contre-la-montre relève d’une discipline bien différente de l’ascension d’un mur alpin ; ce profil sied parfaitement aux qualités aérodynamiques et à la capacité à maintenir une cadence élevée qui ont fait de lui un triple champion du monde du contre-la-montre. Aurélien Paret-Peintre l’a clairement exprimé avant l’étape : ce parcours « convient vraiment aux trois meilleurs spécialistes de ce type d’effort », citant Pogačar, Evenepoel et Paul Seixas comme les coureurs taillés pour ce défi précis.
La descente et la section technique jusqu'au Pont de la Douceur
Depuis le sommet de Larringes, la route redescend vers le lac : une descente technique où le choix de la trajectoire et l’assurance au freinage comptent tout autant que la vitesse pure. C’est là qu’un coureur poussé dans ses retranchements peut perdre, par hésitation, plus de temps qu’il n’en a gagné en montée grâce à sa puissance. C’est aussi le tronçon le moins évoqué dans la plupart des présentations de la course, ce qui est une erreur : un contre-la-montre se gagne ou se perd tout autant dans les passages où les coureurs craignent de s’engager à fond que dans ceux où ils roulent à pleine vitesse.
Le parcours plat jusqu'à Thonon-les-Bains
À environ neuf kilomètres de l'arrivée, le terrain s'aplanit totalement pour la portion menant à Thonon. Les cinq derniers kilomètres comportent sept virages, et les 300 derniers mètres présentent une légère montée à 4 % jusqu'à la ligne d'arrivée au château de Ripailles ; on est loin du sprint en ligne droite pure que pourrait laisser supposer une « arrivée plate ». Un coureur qui aborde ce final sans plus de ressources dans les jambes perdra du temps dans ces virages, contrairement à un coureur plus frais.
Les calculs du podium : la véritable histoire de la 16e étape
C’est là que la 16e étape cesse d’être une simple étape pour devenir un référendum sur le podium provisoire à Paris pour quatre coureurs.
| Pos | Cavalier | Équipe | Écart avec Pogačar | Écart avec le coureur devant | Niveau TT approximatif |
|---|---|---|---|---|---|
| 2 | Remco Evenepoel | Red Bull-BORA-hansgrohe | +5:00 | — | ★★★★★ |
| 3 | Isaac del Toro | UAE Team Emirates-XRG | +5:58 | 58s | ★★★ |
| 4 | Paul Seixas | Decathlon CMA CGM | +6:23 | 25s | ★ |
| 5 | Florian Lipowitz | Red Bull-BORA-hansgrohe | +6:48 | 25s | ★★ |
| 6 | Juan Ayuso | Lidl-Trek | +7:25 | 37s | ★★★ |
Si l'on examine attentivement ce tableau, un scénario précis et crédible se dessine. La troisième place de Del Toro semble assez solidement acquise face à Seixas ; l'écart n'est que de 25 secondes, mais Seixas figure parmi les moins bons rouleurs purs du groupe, tandis que Del Toro affiche un niveau intermédiaire dans l'exercice. Cet écart devrait se maintenir, voire se creuser.
La situation semble bien moins assurée face à Juan Ayuso. Il accuse un retard d'une minute et 27 secondes sur la troisième place occupée par del Toro, mais il se situe dans la même catégorie de rouleurs ; l'écart est donc de ceux qui peuvent être comblés sur 26 kilomètres si l'un connaît une journée faste et l'autre un jour sans. Ayuso représente une menace silencieuse sur cette étape : non pas qu'on parle beaucoup de lui, mais les chiffres indiquent qu'il devrait être considéré comme tel.
Il y a ensuite la bataille que personne n'analyse sous le bon angle : Seixas à la quatrième place, Lipowitz cinquième avec vingt-cinq secondes de retard. Seixas est considéré comme le moins bon rouleur du groupe, tandis que Lipowitz se situe un cran au-dessus. Un écart de vingt-cinq secondes sur 26 kilomètres, entre un rouleur médiocre et un autre d'un niveau moyen, ne devrait pas perdurer au-delà de la journée. S'il est une position au classement général susceptible de changer de main en fonction des qualités intrinsèques des coureurs — plutôt que de la forme du moment ou de la chance —, c'est bien celle-ci.
Pronostic pour le vainqueur de l'étape et le podium
La victoire d'étape : Evenepoel. Trois titres mondiaux du contre-la-montre, un parcours taillé pour la puissance soutenue plutôt que pour les ascensions explosives, et une déclaration sans équivoque de l'intéressé avant l'étape — « Je vais essayer de viser une nouvelle victoire d'étape » — qui sonne moins comme un simple espoir que comme un plan d'action. Pogačar demeure une menace sérieuse, compte tenu de sa forme actuelle et du fait qu'Aurélien Paret-Peintre l'a cité parmi les trois coureurs auxquels ce tracé convient ; toutefois, il n'a pas besoin de se dépenser sans compter pour défendre une avance de cinq minutes, ce qui modifie sa façon d'aborder les derniers kilomètres par rapport à un coureur ayant réellement besoin de chaque seconde.
Du mouvement sur le podium : Lipowitz devrait dépasser Seixas pour s'emparer provisoirement de la quatrième place. L'écart est mince, tandis que la hiérarchie des capacités joue en sa faveur ; par ailleurs, la priorité affichée par Red Bull-BORA-hansgrohe — placer Evenepoel sur le podium final à Paris tout en faisant de Lipowitz une seconde carte maîtresse — donne à ce dernier toute latitude pour rouler à fond pour son propre compte aujourd'hui, puisqu'aucun rôle d'équipier n'est requis dans un effort en solitaire. Il faudra également garder un œil sur Ayuso. Bien qu'il soit plus loin au classement que Lipowitz, une analyse de son niveau réel suggère qu'il est capable d'une performance qui, si elle peut paraître surprenante sur le papier, ne l'est plus du tout une fois les chiffres examinés.
Équipement : pourquoi personne ne change de vélo pour l'ascension
Un contre-la-montre incluant 500 mètres de dénivelé positif soulève une question évidente : certains coureurs passent-ils sur un vélo de route plus léger pour la côte de Larringes, avant de reprendre leur vélo de contre-la-montre pour les portions plates ? Les équipes ont déjà tranché la question. Le directeur sportif Yannick Talabardon a exposé d'une traite le profil de l'étape et la logique retenue : « Il y a neuf kilomètres de montée, huit kilomètres de descente et neuf kilomètres de plat ; c'est donc un contre-la-montre très complet. Cela ne sert à rien de changer de vélo pour la montée. »
La pente moyenne de 4,3 % de la montée de Larringes n’est tout simplement pas assez raide pour justifier le temps perdu lors d’un changement de vélo, ni le désavantage aérodynamique lié à l’utilisation d’un vélo de route sur les deux tiers du parcours qui sont plats. Tous les prétendants sérieux au classement général utiliseront le même vélo de contre-la-montre du début à la fin, acceptant un léger handicap en montée pour ne jamais sacrifier l’aérodynamisme sur les tronçons où il est primordial.
Vent : l'ordre de départ variable ne résout pas le problème.
Les contre-la-montre sont généralement perçus comme des épreuves comparables en tous points : même parcours, mêmes conditions, le plus rapide l'emporte. La 16e étape vient toutefois nuancer ce tableau. Les prévisions annoncent une rotation du vent au fil de l'après-midi : passant du nord-ouest au nord à Évian, et du sud-est au nord-est à Thonon. Les coureurs s'élancent dans l'ordre inverse du classement général ; ainsi, les grands noms tels que Pogačar, Evenepoel et del Toro parcourent le tracé plusieurs heures après les premiers partants, affrontant des conditions de vent différentes de celles rencontrées par ces derniers.
C’est un facteur mineur, qui joue de manière imprévisible plutôt que de favoriser manifestement tel ou tel coureur. Mais c’est un élément bien réel, et c’est le genre de détail qu’il vaut mieux connaître avant de surinterpréter l’écart de temps entre un coureur parti à 13 h 00 et un autre parti à 17 h 15.
Ordre de départ complet et temps clés au classement général
| Cavalier | Équipe | Heure de début (CEST) |
|---|---|---|
| Kamil Gradek | Bahrain Victorious | 13 h 00 (premier partant) |
| Juan Ayuso | Lidl-Trek | 17:05 |
| Florian Lipowitz | Red Bull-BORA-hansgrohe | 17:07 |
| Paul Seixas | Decathlon CMA CGM | 17:09 |
| Isaac del Toro | UAE Team Emirates-XRG | 17:11 |
| Remco Evenepoel | Red Bull-BORA-hansgrohe | 17:13 |
| Tadej Pogačar | UAE Team Emirates-XRG | 17 h 15 (dernier partant) |
Les coureurs s'élancent dans l'ordre inverse du classement général ; c'est pourquoi les mieux classés partent en dernier, avec les intervalles de deux minutes les plus serrés de la journée.
⏱️ Tour de France, 16e étape (contre-la-montre individuel) – Heures de départ des coureurs vedettes
| Cavalier | 🇬🇧 UK (BST) | 🇫🇷 France (CEST) | 🇺🇸 US EDT | 🇺🇸 US PDT | 🇦🇺 Australia (AEST) |
|---|---|---|---|---|---|
| Joshua Tarling | 12:25:30 | 13:25:30 | 07:25:30 | 04:25:30 | 21:25:30 |
| Filippo Ganna | 12:58:30 | 13:58:30 | 07:58:30 | 04:58:30 | 21:58:30 |
| Mads Pedersen | 13:54 | 14:54 | 08:54 | 05:54 | 22:54 |
| Luke Plapp | 14:01:30 | 15:01:30 | 09:01:30 | 06:01:30 | 23:01:30 |
| Mathieu van der Poel | 14:18 | 15:18 | 09:18 | 06:18 | 23:18 |
| Victor Campenaerts | 14:19:30 | 15:19:30 | 09:19:30 | 06:19:30 | 23:19:30 |
| Tobias Foss | 15:06 | 16:06 | 10:06 | 07:06 | 00:06 (+1) |
| Brandon McNulty | 15:40:30 | 16:40:30 | 10:40:30 | 07:40:30 | 00:40:30 (+1) |
| Tom Pidcock | 15:59 | 16:59 | 10:59 | 07:59 | 00:59 (+1) |
| Lenny Martinez | 16:01 | 17:01 | 11:01 | 08:01 | 01:01 (+1) |
| Juan Ayuso | 16:05 | 17:05 | 11:05 | 08:05 | 01:05 (+1) |
| Florian Lipowitz | 16:07 | 17:07 | 11:07 | 08:07 | 01:07 (+1) |
| Paul Seixas | 16:09 | 17:09 | 11:09 | 08:09 | 01:09 (+1) |
| Isaac del Toro | 16:11 | 17:11 | 11:11 | 08:11 | 01:11 (+1) |
| Remco Evenepoel | 16:13 | 17:13 | 11:13 | 08:13 | 01:13 (+1) |
| Tadej Pogačar | 16:15 | 17:15 | 11:15 | 08:15 | 01:15 (+1) |
Étape 16 (Contre-la-montre individuel) – Ordre de départ par session
| Start Window | 🇬🇧 UK (BST) | 🇫🇷 France (CEST) | 🇺🇸 US EDT | 🇺🇸 US PDT | 🇦🇺 Australia (AEST) |
|---|---|---|---|---|---|
| Opening riders | 12:00–12:58 | 13:00–13:58 | 07:00–07:58 | 04:00–04:58 | 21:00–21:58 |
| Second session | 13:00–13:58 | 14:00–14:58 | 08:00–08:58 | 05:00–05:58 | 22:00–22:58 |
| Third session | 14:00–14:58 | 15:00–15:58 | 09:00–09:58 | 06:00–06:58 | 23:00–23:58 |
| GC contenders begin | 15:00–15:59 | 16:00–16:59 | 10:00–10:59 | 07:00–07:59 | 00:00–00:59 (+1) |
| Final 8 riders | 16:01–16:15 | 17:01–17:15 | 11:01–11:15 | 08:01–08:15 | 01:01–01:15 (+1) |
Les huit derniers coureurs (duel pour le classement général)
| Order | Cavalier | 🇬🇧 UK | 🇫🇷 France | 🇺🇸 EDT | 🇺🇸 PDT | 🇦🇺 AEST |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 159 | Lenny Martinez | 16:01 | 17:01 | 11:01 | 08:01 | 01:01 (+1) |
| 160 | Mattias Skjelmose | 16:03 | 17:03 | 11:03 | 08:03 | 01:03 (+1) |
| 161 | Juan Ayuso | 16:05 | 17:05 | 11:05 | 08:05 | 01:05 (+1) |
| 162 | Florian Lipowitz | 16:07 | 17:07 | 11:07 | 08:07 | 01:07 (+1) |
| 163 | Paul Seixas | 16:09 | 17:09 | 11:09 | 08:09 | 01:09 (+1) |
| 164 | Isaac del Toro | 16:11 | 17:11 | 11:11 | 08:11 | 01:11 (+1) |
| 165 | Remco Evenepoel | 16:13 | 17:13 | 11:13 | 08:13 | 01:13 (+1) |
| 166 | Tadej Pogačar | 16:15 | 17:15 | 11:15 | 08:15 | 01:15 (+1) |
Explication de la réduction de temps
Pour les contre-la-montre individuels, les délais d'élimination sont calculés en pourcentage du temps du vainqueur, contrairement à la règle de l'écart de temps fixe appliquée lors des étapes en ligne. Les coureurs franchissant la ligne au-delà de ce pourcentage — recalculé en fonction de la vitesse moyenne et de la difficulté de l'étape — risquent l'élimination ; toutefois, les organisateurs font souvent preuve de clémence envers ceux qui gèrent visiblement leur effort pour économiser de l'énergie plutôt que ceux qui sont réellement en difficulté. Pour les sprinteurs et les équipiers sans ambition au classement général, l'objectif de cette 16e étape est simple : terminer dans les délais, dépenser le moins d'énergie possible et garder des forces pour les Alpes.
Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains : ce que montre réellement le bilan
Évian-les-Bains est à l'origine de l'une des anecdotes les plus insolites de l'histoire du Tour. Toutes les premières éditions de la course s'élançaient de Paris, jusqu'en 1926 ; cette année-là, les organisateurs rompirent avec la tradition — sans jamais en expliquer pleinement les raisons — pour donner le Grand Départ dans cette station thermale huppée au bord du lac. L'hypothèse la plus souvent avancée met en cause l'Aga Khan, figure très influente et habitué de la vie mondaine d'Évian à l'époque, qui aurait simplement souhaité voir le spectacle venir à lui. Cette théorie n'a toutefois jamais été confirmée. L'édition 1926 qui s'ensuivit demeure, à ce jour, la plus longue de l'histoire de la course : 5 745 kilomètres répartis sur seulement dix-sept étapes, au terme desquelles seuls 41 des 126 coureurs au départ franchirent la ligne d'arrivée.
L’autre lien notable d’Évian avec le Tour est souvent mal interprété. La ville a accueilli le départ de la 15e étape de l’édition 1979, un contre-la-montre individuel vers Morzine-Avoriaz long de 54 kilomètres et remporté par Bernard Hinault. Le détail souvent simplifié ou déformé concerne la portée réelle de cette victoire : Hinault n’a pas endossé le maillot jaune à Évian. Il le détenait déjà, grâce à une victoire dans un précédent contre-la-montre à Bruxelles, et cette épreuve a simplement accru l’avance qu’il défendait en route vers son deuxième titre sur le Tour.
Thonon-les-Bains possède sa propre histoire, plus discrète. En 1981, Sean Kelly y a remporté la 15e étape, longue de 231 kilomètres ; un tracé accidenté plutôt qu’une étape vouée au sprint massif, où la victoire s’est jouée à la pédale plutôt qu’à la pure vitesse. Ce que l’on oublie souvent, c’est que Thonon n’a pas seulement accueilli une arrivée cette année-là : la ville a également été le théâtre du départ de l’étape suivante, envoyant le peloton vers Morzine le lendemain matin. Deux rendez-vous avec le Tour dans une même ville, coup sur coup, au cours de la même édition.
Heures de départ de la 16e étape dans le monde
| Time zone | Région | Pogačar’s start | Est. finish |
|---|---|---|---|
| CEST (UTC+2) | France, Germany, Italy | 17:15 | ~17:50 |
| BST (UTC+1) | United Kingdom, Ireland | 16:15 | ~16:50 |
| EDT (UTC-4) | New York, Miami | 11:15 | ~11:50 |
| CDT (UTC-5) | Chicago, Dallas | 10:15 | ~10:50 |
| PDT (UTC-7) | Los Angeles, Seattle | 08:15 | ~08:50 |
| IST (UTC+5:30) | India | 20:45 | ~21:20 |
| AEST (UTC+10) | Sydney, Melbourne | 01:15 +1 | ~01:50 +1 |
S'agissant d'un contre-la-montre, les résultats tombent en continu à partir de 13 h 00 CEST, les premiers coureurs — ceux qui ne jouent pas le classement général — terminant leur course bien avant le groupe des favoris. Si vous ne souhaitez suivre que les moments décisifs pour le classement général, prendre le direct vers 16 h 00 CEST (15 h 00 BST) vous permettra de voir l'intégralité de la course, du départ des vingt meilleurs coureurs jusqu'à l'arrivée.
Comment regarder l'étape 16 en direct
| Région | Option gratuite | Payé / couverture complète |
|---|---|---|
| France | France Télévisions — free, all stages | France.tv, L’Équipe TV |
| Spain | Teledeporte and La 2 (RTVE Play) — free | — |
| United Kingdom | Channel 5 — free highlights only | TNT Sports / HBO Max — live |
| Australia | SBS — free, all stages live | SBS On Demand |
| USA | — | Peacock Premium; FloBikes live from 6:50am–12:20pm ET |
| Canada | — | FloBikes / FloSports |
| Rest of world | Eurosport (check local availability) | Discovery+ / Max in select markets |
Voir la version complète Guide de diffusion en direct régionale pour l'étape 16. Si vous souhaitez obtenir des mises à jour de position en temps réel, vous pouvez suivre notre Statistiques en direct et commentaires au fil de l'eau pour le contre-la-montre individuel de la 16e étape informer chaque cycliste minute par minute.
Guide du spectateur — assister à un contre-la-montre sur place
Assister à un contre-la-montre individuel offre une expérience bien différente de celle d'une étape en ligne avec départ groupé. Au lieu de voir passer un peloton unique, on observe les coureurs défiler individuellement toutes les 90 secondes sur une durée de plus de quatre heures ; rester au même endroit récompense donc la patience plutôt que d'offrir un unique moment fort et spectaculaire.
Côte de Larringes : Le meilleur endroit pour véritablement mesurer l'effort qu'exige un contre-la-montre. Lors d'une étape en ligne, une ascension de ce genre passe presque inaperçue ; mais lorsqu'elle est abordée en solitaire, à bloc et contre la montre, on a l'impression d'assister à un tout autre sport.
Pont de la Douceur (la descente) : Pour quiconque souhaite observer le choix des trajectoires et le freinage sous pression plutôt que la puissance pure, ce passage technique offre le spectacle le plus intéressant des deux tiers du parcours qui ne sont pas plats.
Arrivée à Thonon-les-Bains : C'est ce qui se rapproche le plus de l'ambiance d'un départ groupé lors de cette 16e étape ; les favoris du classement général y arrivent en effet à quelques minutes d'intervalle en fin d'après-midi, offrant ainsi le seul moment de la journée où la foule ressemblera véritablement à un public du Tour de France, plutôt qu'à une assistance clairsemée attendant le passage d'un coureur solitaire.
Haute-Savoie et lac Léman — villes thermales et gastronomie locale
Évian et Thonon partagent la culture gastronomique et lacustre de la Haute-Savoie — tartiflette, beaufort, génépi et les fromages des Aravis (terroir situé juste à l'intérieur des terres) — que nous avons déjà évoquée en détail à propos de l'arrivée de la 15e étape au Plateau de Solaison. Ce qui distingue ces deux villes, c'est leur lien avec l'eau et leur patrimoine thermal : l'eau minérale d'Évian n'a plus besoin d'être présentée, puisée dans la nappe phréatique autour de laquelle la ville a bâti son identité depuis le XVIIIe siècle ; de son côté, la vieille ville de Thonon et sa promenade au bord de l'eau offrent une version plus paisible et moins commerciale de cette même atmosphère de station thermale typique de la Belle Époque. Il est très facile d'inclure ces deux villes dans un séjour couvrant les 15e et 16e étapes : le lac Léman lui-même, avec ses excursions en bateau et ses restaurants au bord de l'eau, crée un lien bien plus naturel entre ces deux journées que ne le laisserait supposer une simple carte de l'itinéraire.
FAQ — Tour de France 2026 Étape 16
Que s'est-il passé pour Jonas Vingegaard lors du Tour de France ?
Jonas Vingegaard a chuté à environ 20 kilomètres de l'arrivée de la 15e étape, heurtant une bordure à la sortie d'un rond-point à Bonneville. Il a subi une fracture de la clavicule ainsi que de multiples éraflures et doit désormais être opéré. Il a abandonné la course alors qu'il occupait la deuxième place du classement général, mettant ainsi fin à son Tour 2026.
Qui est le favori pour remporter la 16e étape du Tour de France 2026 ?
Remco Evenepoel est le grand favori de la 16e étape, un contre-la-montre individuel de 26,1 km reliant Évian-les-Bains à Thonon-les-Bains. Triple champion du monde de la discipline, il possède un profil de puissance qui s'accommode mieux de la montée régulière à 4,3 % du parcours que d'une ascension plus raide et explosive. Tadej Pogačar et Paul Seixas sont considérés comme les spécialistes les plus redoutables après lui pour ce type d'effort.
Quel est le classement général actuel avant la 16e étape ?
Tadej Pogačar est en tête du Tour de France 2026 à l'approche de la 16e étape ; Remco Evenepoel occupe la deuxième place avec 5 minutes de retard, Isaac del Toro la troisième à 5 min 58 s, Paul Seixas la quatrième à 6 min 23 s et Florian Lipowitz la cinquième à 6 min 48 s. Jonas Vingegaard, qui occupait auparavant la deuxième place, a abandonné la course après une chute lors de la 15e étape. Classement général complet.
Comment l'étape 16 est-elle structurée ?
La 16e étape se divise en trois tronçons à peu près égaux : une ascension de 9,7 km vers la côte de Larringes avec une pente moyenne de 4,3 %, une descente technique ramenant vers le lac Léman et un parcours plat d'environ 9 km jusqu'à l'arrivée à Thonon-les-Bains. Le directeur du Tour, Christian Prudhomme, a qualifié cet enchaînement de « cocktail explosif » de différents types de terrains au sein d'un même contre-la-montre.
Les coureurs changent-ils de vélo au cours de la 16e étape ?
Non. Malgré la section en montée, les directeurs sportifs ont confirmé que des vélos de contre-la-montre seront utilisés sur l'intégralité du parcours de 26,1 km. La côte de Larringes, avec une pente moyenne de 4,3 %, n'est pas assez raide pour justifier le temps perdu lors d'un changement de vélo ou le désavantage aérodynamique lié à l'utilisation d'un vélo de route sur les deux tiers du parcours qui sont plats.
À quelle heure Tadej Pogačar débute-t-il l’étape 16 ?
Tadej Pogačar, le leader de la course, s'élancera en dernier à 17 h 15 (CEST), les coureurs partant dans l'ordre inverse du classement général. Le premier à s'élancer, Kamil Gradek, partira à 13 h 00 (CEST). L'heure d'arrivée estimée pour Pogačar se situe aux alentours de 17 h 50 (CEST).
Pourquoi la bataille pour le podium revêt-elle une importance particulière lors de la 16e étape ?
L'abandon de Jonas Vingegaard après la 15e étape a ouvert la voie à une redistribution des cartes pour les places d'honneur du podium provisoire du Tour, derrière Tadej Pogačar. Les écarts entre la deuxième et la cinquième place varient de 25 secondes à moins d'une minute ; or, la 16e étape — un contre-la-montre pur — est précisément le type d'épreuve susceptible de bouleverser ce classement en fonction des seules capacités intrinsèques des coureurs, plutôt que par la tactique ou des aptitudes spécifiques aux ascensions.
Évian-les-Bains a-t-il déjà accueilli le Tour de France ?
Oui. Évian-les-Bains a accueilli le Grand Départ en 1926, la seule année, durant les premières heures du Tour, où la course ne s'est pas élancée de Paris. La ville a également été le point de départ d'un contre-la-montre individuel en 1979, remporté par Bernard Hinault ; toutefois, ce dernier portait déjà le maillot jaune à ce stade, grâce à une victoire obtenue lors d'un précédent contre-la-montre, et ne l'a donc pas conquis pour la première fois à Évian.
Quelle est la règle des délais d'élimination pour les étapes de contre-la-montre du Tour de France ?
Pour les étapes de contre-la-montre, le délai d'élimination est fixé selon un pourcentage calculé à partir du temps du vainqueur et de la vitesse moyenne de l'étape. Les coureurs franchissant la ligne au-delà de ce délai risquent l'élimination, bien que la règle soit souvent appliquée avec souplesse pour les coureurs ne visant pas le classement général qui cherchent manifestement à économiser leurs forces plutôt qu'à lutter désespérément pour rester dans la course. Les sprinteurs et les équipiers abordent généralement la 16e étape avec pour seul objectif de respecter les délais et de préserver leur énergie en vue des Alpes.
Quelles sont les prévisions de vent pour la 16e étape et cela a-t-il de l'importance ?
Les prévisions annoncent une rotation du vent au cours de l'après-midi : d'ouest-nord-ouest à nord à Évian-les-Bains, et de sud-est à nord-est à Thonon-les-Bains. Comme les coureurs s'élancent dans l'ordre inverse du classement général, les principaux favoris partent bien après les premiers concurrents, dans des conditions susceptibles de différer sensiblement de celles rencontrées par ces derniers ; cela introduit une variable — certes modeste, mais bien réelle — dans une étape par ailleurs conçue comme un véritable test de performance pure.


