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Tour de France Femmes 2026 Étape 6 : Montbrison à Tournon-sur-Rhône — 12 secondes et une dernière embuscade avant le Ventoux

La 6e étape du Tour de France Femmes 2026, longue de 153,4 kilomètres, reliera Montbrison à Tournon-sur-Rhône le jeudi 6 août. Le parcours mènera les coureuses de la Loire à l'Ardèche en franchissant six ascensions répertoriées, avant qu'une particularité du tracé ne marque le final : quarante des cinquante derniers kilomètres s'effectueront en descente. Le départ fictif sera donné à 13 h 35 (CEST) et l'arrivée est prévue aux alentours de 17 h 41.

Marlen Reusser mène cette course avec douze secondes d'avance. Pas douze minutes, douze secondes, sur Demi Vollering, après le Résultats de l'étape 5 Une étape au cours de laquelle Vollering a multiplié les attaques dans les rampes les plus raides du mont Brouilly sans pour autant parvenir à la distancer. Cet écart est le plus infime que l'on puisse observer aux avant-postes du classement général d'un Grand Tour ; il confère à la 6e étape — la dernière journée accidentée avant l'ascension du mont Ventoux — une importance bien supérieure à ce que suggère son étiquette d'étape de transition. Compte tenu de la longue portion de descente dans le final, la stratégie la plus judicieuse pour quiconque espère gagner du temps n'est pas d'attendre le dernier kilomètre, mais bien d'attaquer tôt, tant que le groupe reste groupé et que la descente favorise les audacieux.

En bref

  • En quoi consiste la 6e étape ? Une étape de 153,4 km reliant Montbrison à Tournon-sur-Rhône le jeudi 6 août, traversant six ascensions répertoriées à travers la Loire, la Haute-Loire et l'Ardèche, avec une seconde moitié de parcours (les 50 derniers kilomètres) majoritairement en descente.
  • Que vient-il de se passer ? Demi Vollering a remporté la 5e étape au sprint face à Marlen Reusser et Kasia Niewiadoma-Phinney, après avoir multiplié les attaques dans l'ascension du mont Brouilly. Reusser a conservé le maillot jaune, mais son avance sur Vollering s'est réduite à seulement 12 secondes.
  • Pourquoi cette étape est-elle capitale ? Avec 40 des 50 derniers kilomètres en descente, la course risque de s'emballer bien avant l'arrivée ; et compte tenu des écarts infimes au sommet du classement général, c'est véritablement la dernière occasion de tenter un coup d'éclat avant que le mont Ventoux ne vienne totalement bouleverser la donne.

Points clés de la 6e étape du Tour de France Femmes 2026

DétailDonnées confirmées
Numéro de l'étape6 of 9
DateJeudi 6 août 2026
CommencerMontbrison (Loire)
FinitionTournon-sur-Rhône (Ardèche), near Quai Farconnet
Distance153.4 km
Élévation~2,500–2,600m
Départ neutralisé13:35 CEST
Fin estimée~17:41 CEST (16:53–17:41)
Le point culminant~1 148 m, atteint après environ 46 km de course
MétéoDépart : env. 28 °C, ensoleillé. Arrivée : env. 33 °C, ensoleillé, vent faible à modéré.

Comment la 5e étape s'est transformée en un véritable duel à trois

Le maillot jaune de Marlen Reusser a survécu à l'étape de mercredi, mais de justesse. L'équipe FDJ-Suez a contrôlé l'allure dans les ascensions du Beaujolais avant que la course ne s'emballe véritablement dans le col de Durbize ; là, les 1,3 derniers kilomètres, avec une pente moyenne proche de 10 %, ont réduit le peloton à une poignée de véritables prétendantes. Célia Gery a effectué un énorme relais pour son équipe avant de s'écarter, laissant place à une attaque immédiate de Demi Vollering — la première d'une série d'accélérations qu'elle allait placer dans les rampes raides du mont Brouilly, qui suivait peu après.

Aucune de leurs tentatives ne s'est avérée décisive. Reusser, coureuse taillée pour la puissance soutenue du contre-la-montre plutôt que pour les accélérations répétées sur des pentes à 8 %, a dû puiser dans ses réserves à chaque attaque de Vollering, sans jamais laisser l'écart se creuser. Kasia Niewiadoma-Phinney a tenu tête aux deux autres ; le trio a basculé ensemble dans la descente et est resté groupé jusqu'au dernier kilomètre. Niewiadoma a tenté une ultime attaque surprise avant la ligne d'arrivée, mais sans succès. Vollering a remporté le sprint devant Reusser et Niewiadoma ; les secondes de bonification attribuées à l'arrivée (10 pour Vollering, 6 pour Reusser, 4 pour Niewiadoma) ont réduit l'avance de Reusser au classement général de 14 à 12 secondes.

L'autre fait marquant de la journée, bien que visuellement moins spectaculaire, s'est avéré tout aussi déterminant pour la course. Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, a concédé 2 minutes et 35 secondes supplémentaires dans les ascensions décisives, reculant à la 17e place du classement général et accusant désormais un retard d'environ 4 minutes et 48 secondes sur Reusser. Compte tenu de sa contre-performance lors du contre-la-montre deux jours plus tôt, ses chances de conserver son titre sont désormais quasi nulles, alors même qu'il reste à disputer l'étape du mont Ventoux ainsi que quatre autres étapes.

Pourquoi la course pourrait s'emballer à 50 kilomètres de l'arrivée aujourd'hui

L'étape 6 présente un profil atypique. Contrairement à l'étape 5, qui montait en puissance jusqu'à une ascension finale exigeante, le scénario s'inverse ici : après un début de parcours particulièrement ardu sur 105 kilomètres — incluant le point culminant de la journée et le col de Lalouvesc —, les 47,6 kilomètres restants sont majoritairement en descente, interrompue par une seule dernière ascension répertoriée située aux deux tiers de ce tronçon. Quarante des cinquante derniers kilomètres sont constitués uniquement de descente.

Cette configuration favorise l'agressivité plutôt que la patience. Une coureuse ou un petit groupe disposant d'un écart significatif à l'amorce de cette longue descente a une réelle chance de le conserver, surtout s'il s'agit d'une excellente descendeuse capable d'accentuer son avance au lieu de simplement la défendre. C'est précisément le type de profil qui incite une coureuse comme Cédrine Kerbaol — réputée pour ses qualités en descente — à passer à l'offensive ; pour toute concurrente nourrissant des ambitions, la stratégie la plus avisée consiste donc à provoquer la décision dans le col de Lalouvesc ou à Boucieu-le-Roi, plutôt que d'attendre et d'espérer que la course se décante dans les derniers kilomètres.

Le parcours : six ascensions à travers la Loire, la Haute-Loire et l'Ardèche.

L'étape quitte Montbrison et s'élève presque aussitôt, abordant la côte de Périgneux (1,4 km à 6,2 %, sommet à 642 m) et la côte de la Prunerie (2,9 km à 4,9 %, sommet à 774 m) dans les 27 premiers kilomètres, sans véritable descente pour les séparer. Après une plongée vers la vallée de la Loire, la côte d’Aurec (3,3 km à 6,1 %, sommet à 670 m) se présente ; la route poursuit ensuite son ascension, douce mais constante, en passant par la côte de Praneuf (1,2 km à 6,5 %, sommet à 821 m) vers le point culminant de la journée, situé aux alentours de 1 148 mètres — une altitude atteinte seulement après près de 20 kilomètres d'une montée progressive quasi ininterrompue au-delà du sommet de Praneuf.

Col de Lalouvesc — le dernier véritable sommet

Catégorie 2 | 8,6 km | 5 % de moyenne | sommet à 1 099 m | à 47,8 km de l'arrivée

Une fois que la route entame enfin la descente depuis le point culminant de la journée, elle ne reste pas longtemps en bas. Le col de Lalouvesc se présente comme la dernière véritable difficulté de l’étape ; tout ce qui suit consiste essentiellement à gérer une longue descente plutôt qu’à survivre à une nouvelle ascension.

Col Robert Marchand : l'ascension baptisée en l'honneur d'un détenteur de record du monde âgé de 109 ans

Entre le col de Lalouvesc et la commune de Saint-Félicien, l'itinéraire franchit un col qui porte le nom d'un homme dont l'histoire mérite d'être véritablement racontée, plutôt que d'être réduite à une simple indication géographique sur une feuille de route. Robert Marchand est né à Amiens en 1911. Sapeur-pompier à Paris durant les années 1930, il a pris une part active aux grèves générales de 1936, lesquelles ont contribué à l'instauration du droit du travail français moderne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été fait prisonnier de guerre.

Ce n’est pas pour ces raisons que l’Ardèche a donné son nom à une ascension. Plus tard dans sa vie, Marchand est devenu l’un des athlètes les plus remarquables que le cyclisme ait jamais connus : un centenaire qui a établi des records du monde officiels, tant sur 100 kilomètres que sur l’épreuve de l’heure, et ce à deux reprises, en détenant des records distincts dans les catégories d’âge des 100-104 ans et des plus de 105 ans. Figure emblématique et très appréciée de « L’Ardéchoise » — la célèbre épreuve cycliste amateur de la région —, il en est resté la mascotte jusqu’à peu avant sa mort en 2021, à l’âge de 109 ans. Un homme ayant survécu à une guerre mondiale et établi des records cyclistes après avoir franchi le cap du siècle mérite amplement qu’une montagne porte son nom ; or, cette étape emprunte précisément cette ascension.

Côte de Boucieu-le-Roi — le dernier point de lancement

Catégorie 3 | 3,8 km | 5,7 % de moyenne | sommet à 15,9 km de l'arrivée

Après une descente de 28 kilomètres depuis Lalouvesc, entrecoupée seulement d'un bref faux-plat, la dernière ascension de la journée se présente à Boucieu-le-Roi. Sans afficher une pente extrême, cette montée — qui intervient après plus de 130 kilomètres de course — est tout à fait capable de provoquer une ultime sélection significative, qu'il s'agisse de l'écrémage d'une échappée pour ne laisser que les plus costauds ou d'une attaque lancée depuis le peloton par un coureur refusant de s'en remettre à un sprint pour la victoire d'étape.

Profil complet et vérifié de l'ascension de l'étape 6

tdf-femmes-avec-swift-2026-stage-6-profile
MontéCatégoriekm markerDistancePente moyenneAltitude du sommet
Côte de PérigneuxCat. 420.21.4 km6.2%642m
Côte de la PrunerieCat. 426.62.9 km4.9%774m
Côte d’AurecCat. 346.33.3 km6.1%670m
Côte de PraneufCat. 468.01.2 km6.5%821m
Col de LalouvescCat. 2~105.68.6 km5%1,099m
Côte de Boucieu-le-RoiCat. 3~137.53.8 km5.7%

The Saint-Barthélemy-le-Plain bonus sprint — closer to the finish than it looks

At kilometre 144.2, just 9 kilometres from the finish line, Saint-Barthélemy-le-Plain offers time bonuses of 6, 4, and 2 seconds to the first three riders through. On a day when the entire race lead sits at just 12 seconds, that’s not a minor detail; it’s a genuine, late-stage opportunity for the GC to shift again before Tournon-sur-Rhône, positioned deliberately close enough to the finish that it can’t simply be ignored by anyone with something to gain.

Pronostic pour le vainqueur d'étape et le classement général

The Ardèche’s narrow, rugged roads and the day’s early-igniting finale favour breakaway specialists over a controlled bunch finish, and the sheer volume of downhill kilometres in the closing stretch specifically rewards a strong, confident descender — Cédrine Kerbaol’s name comes up repeatedly in this context for good reason. Among the GC contenders, expect Reusser, Vollering, and Niewiadoma-Phinney to continue marking each other closely rather than fully committing to an all-out effort, with Mont Ventoux looming the following day as a far higher-stakes opportunity to actually settle their duel.

Horaires de début dans le monde et comment regarder

MomentCEST (France)BST (UK)EDT (USA)AEST (Australia)
Départ neutralisé13:3512:3507:3521:35
Finition estimée17:4116:4111:4101:41 +1

Programme — Fuseaux horaires : France, Royaume-Uni, États-Unis et Australie

Times below use the official pace range (39 km/h fast, 35 km/h slow). UK is one hour behind CEST (BST); US Eastern is six hours behind (EDT); Australia is eight hours ahead (AEST).

IndiquerDistance jusqu'à l'arrivéeCEST (France)BST (UK)EDT (USA East)AEST (Australia)
Start — Montbrison153.4 km13:3512:3507:3521:35
Côte de Périgneux133.2 km14:16–14:2013:16–13:2008:16–08:2022:16–22:20
Col de Lalouvesc47.8 km16:27–16:4615:27–15:4610:27–10:4600:27–00:46+1
Col Robert Marchand42.5 km16:35–16:5515:35–15:5510:35–10:5500:35–00:55+1
Finish — Tournon-sur-Rhône0 km17:41–18:0816:41–17:0811:41–12:0801:41–02:08+1

Fenêtre de visionnage la plus critique

Meilleur point de jonction : Col de Lalouvesc, à environ 48 km de l'arrivée (CEST 16 h 27–16 h 46 / BST 15 h 27–15 h 46 / EDT 10 h 27–10 h 46 / AEST 00 h 27–00 h 46 le lendemain). Avec plus de 45 km à parcourir depuis le sommet, toute attaque lancée à cet endroit laisse suffisamment de temps pour se concrétiser ou échouer ; c'est ici que les véritables prétendants au classement général dévoileront leurs intentions.

Enchaînez immédiatement avec le col Robert Marchand — deux ascensions successives séparées par une vallée à peine marquée : voilà exactement le type de terrain qui met à rude épreuve un coureur déjà marqué par la fatigue du sprint de la veille au mont Brouilly.

Given Reusser has now been tested twice and survived by inches both times, don’t assume today is calmer just because the profile spreads the difficulty out; if anything, an evenly hard stage after a physically brutal Beaujolais day is precisely when cumulative fatigue starts deciding races rather than single climbs.

Comment regarder : Today is a partial-coverage day rather than one of the Tour’s three full flag-to-flag broadcasts, with live television confirmed from around 15:50 CEST, including coverage from Boucieu-le-Roi’s giant screen. France Télévisions and France 2 carry the stage in France; Eurosport and HBO Max cover the rest of Europe, with TNT Sports providing UK coverage. See the regional full detailed coverage guide.

Spectator guide — Boucieu-le-Roi’s big day

Few villages on this Tour have prepared as elaborately as Boucieu-le-Roi. At the base of the day’s final climb sits a giant bicycle sculpture built entirely from straw bales, alongside a full day of activities: a guided gourmet tour of the village, a local producers’ market, a colouring fresco and photo booth for children, mini hot-air balloon and kite workshops, phone-charging bikes, slackline, and more. A special heritage train, the historic “Mastrou,” rebranded the “Train du Tour de France” for the occasion, runs visitors in from Lamastre, departing at 12:15. The caravan is expected around 16:20, with riders following between roughly 17:00 and 17:30.

Road closures across the Ardèche

The race enters the Ardèche department shortly before 15:00, crossing from west to east through Saint-André-en-Vivarais, Rochepaule, Lalouvesc, Satillieu, Pailharès, Saint-Félicien, Bozas, Colombier-le-Vieux, Arlebosc, Boucieu-le-Roi, Saint-Barthélemy-le-Plain, and Vaudevant before reaching Tournon-sur-Rhône. Standard closures apply from 1 hour 15 minutes before the first rider through to 1 hour after the last, with specific extended restrictions around Bozas running from 7:00 to 17:00 on race day.

Montbrison and Tournon-sur-Rhône — Loire meets Ardèche

Montbrison, the start town, sits in the Loire department at the edge of the Forez hills, a region better known for its agricultural heritage than for wine or dramatic cuisine, but a fitting quiet launch point for a stage that only reveals its real character once it crosses into the Ardèche. Tournon-sur-Rhône, on the river’s edge opposite Tain-l’Hermitage, sits in genuine wine country and carries a historic centre worth exploring beyond the finish line itself. Near the finish, the Vélorail des Gorges du Doux offers a distinctive local activity, a rail-bike experience through the same gorge country the peloton has just descended through, for anyone wanting to experience the terrain at a rather more leisurely pace than the professionals just did.

FAQ — Tour de France Femmes 2026 Stage 6

Demi Vollering won Stage 5 in a three-rider sprint finish, beating Marlen Reusser and Kasia Niewiadoma-Phinney after attacking repeatedly on Mont Brouilly. Reusser retains the yellow jersey, but her lead over Vollering has shrunk to just 12 seconds, with Niewiadoma-Phinney third at 1 minute 17 seconds.

Robert Marchand was a French firefighter, a participant in the 1936 general strikes, and a Second World War prisoner of war who later became a celebrated centenarian cyclist, setting official world records for the 100km and one-hour distances in two separate age categories before his death in 2021 at age 109. He was a beloved mascot of L’Ardéchoise, the region’s major amateur cycling event, which the col commemorates.

Stage 6’s final 50 kilometres are dominated by descent, with 40 of those kilometres downhill. This structure rewards riders who attack early, particularly on the Col de Lalouvesc or the final climb at Boucieu-le-Roi, since a genuine gap heading into the long descent is far easier to hold than to create in a flat sprint finish.

The Col de Lalouvesc is the longest and highest climb of Stage 6, at 8.6 kilometres averaging 5% and cresting at 1,099 metres, 47.8 kilometres from the finish. The final climb at Boucieu-le-Roi, though shorter, arrives late enough in the stage to force a genuine selection among tired legs.

The defending champion lost 2 minutes 35 seconds on Stage 5’s decisive climbs, dropping to 17th overall and roughly 4 minutes 48 seconds behind race leader Marlen Reusser. Combined with a difficult time trial performance two days earlier, her chances of defending her title are considered effectively over.

Stage 6 finishes in Tournon-sur-Rhône, in the Ardèche department, with the finish area located near the Quai Farconnet on the town’s riverfront.

Saint-Barthélemy-le-Plain offers time bonuses of 6, 4, and 2 seconds at kilometre 144.2, just 9 kilometres from the finish — a genuinely significant opportunity given the general classification’s top two riders are separated by only 12 seconds.

Stage 6 features six categorised climbs: Côte de Périgneux, Côte de la Prunerie, Côte d’Aurec, Côte de Praneuf, Col de Lalouvesc, and Côte de Boucieu-le-Roi, alongside the uncategorised but named Col Robert Marchand.

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