tour de france femmes 2026 stage 1

Présentation de la 1re étape du Tour de France Femmes 2026 : qui décrochera le premier maillot jaune à Lausanne ?

Updated: 10:45 am CEST - Saturday, 1 August 2026

Une première étape de 138 km pour le Tour de France Femmes 2026, en boucle autour de Lausanne, avec quatre ascensions répertoriées et une arrivée impitoyable pour celles qui s'attendraient à une journée facile : c'est ici, le 1er août, que sera décerné le premier maillot jaune de l'épreuve, et il ne reviendra pas à une sprinteuse pure.

En bref

  • L'étape : 138 km, de Lausanne à Lausanne, 1 700 m de dénivelé positif.
  • Les ascensions : quatre ascensions répertoriées, trois à l'aller et une qui décidera de l'arrivée.
  • Le final : 2,6 km à une moyenne de 4,6 % jusqu'à la place Saint-François, avec un passage à 8 % à environ 500 m de la ligne.
  • Le programme : départ neutralisé à 14 h 15 CEST, arrivée prévue vers 17 h 44 CEST.
  • À qui cela profite : aux sprinteurs résistants et aux puncheurs, et non aux sprinteurs purs ni aux grimpeurs jouant le classement général – du moins pas pour la victoire.

En bref : les chiffres de la première étape

ChiffreDétail
ItinéraireLausanne → Lausanne
Distance138km
Élévation1,700m
Type de scèneOfficiellement plat, tactiquement percutant
Ascensions classées4 (trois de catégorie 3, un de catégorie 4)
Sprint intermédiaireVilleneuve (Surpierre), km 73.1
Départ neutralisé14:15 CEST
Finition prévue~17:44 CEST
DateSamedi 1er août 2026

The Stage 1 Route, Climb by Climb Profile

L'étape s'élance depuis l'avenue de Rhodanie, au bord même du lac Léman, et met le cap au nord, s'éloignant du lac en direction de celui de Neuchâtel, tout en traversant brièvement le canton de Fribourg. Les 49 premiers kilomètres présentent un profil vallonné mais sans grande difficulté. Vient ensuite la Côte de Châbles (3e catégorie, 1,6 km à 7,7 %) au kilomètre 49,1 : une ascension courte, mais suffisamment raide pour constituer le premier véritable test de la journée, et qui intervient assez tôt pour que la lutte pour le placement ne soit pas encore engagée.

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Le parcours se poursuit en passant par Payerne et en direction de Lucens, avant que la route ne s'élève à nouveau à deux reprises coup sur coup. La Côte de Villars-le-Comte (3e catégorie, 4 km à 5,8 %) se présente au kilomètre 83,5, juste après la mi-course ; il s'agit de la plus longue ascension de la journée, suffisamment longue pour faire vraiment mal aux jambes. Le répit est de courte durée avant que la Côte de Vulliens (3e catégorie, 3 km à 5,3 %) n'atteigne son sommet au kilomètre 97,1, alors qu'il reste encore 40,9 km à parcourir. Deux ascensions répertoriées en l'espace de 14 km, après avoir déjà 97 km dans les jambes : c'est exactement le genre d'enchaînement qui écrème progressivement le peloton sans que l'on s'en aperçoive vraiment, jusqu'à la portion plate qui suit, où l'on constate que certains coureurs ont décroché.

Depuis les hauteurs de Vulliens, la descente vers le lac Léman se fait en douceur ; elle se poursuit par un tronçon de 18 km, plat et rapide, longeant la rive au pied des terrasses du vignoble de Lavaux, avant le final.

L'arrivée : pourquoi la place Saint-François n'est pas une arrivée pour sprinteurs

C’est la partie de l’étape qui fait véritablement la différence. La Côte Saint-François affiche une pente moyenne de 4,6 % sur 2,6 km, un chiffre qui ne reflète pas la réalité de la difficulté. Tout se joue dans le profil : une rampe bien raide, avoisinant les 8 %, survient à environ 500 mètres de la ligne, au moment précis où les jambes accusent déjà la fatigue de 135 km de course et de trois ascensions précédentes. Ce n’est qu’ensuite que la route s’aplanit pour les 400 derniers mètres menant à la place Saint-François.

Cette configuration constitue tout l'enjeu tactique de la première étape. L'ascension n'est ni assez raide, ni assez longue, ni située assez tôt pour être considérée comme une véritable arrivée au sommet ; un coureur simplement puissant peut y tirer son épingle du jeu. Toutefois, elle se trouve exactement là où le train d'un pur sprinteur a tendance à se désorganiser : trop loin de la ligne pour une approche rectiligne et plate, mais trop courte pour permettre aux grimpeurs de creuser un écart décisif. Le tracé est conçu, presque sur mesure, pour un coureur capable de fournir un effort intense en montée pendant 90 secondes, tout en conservant assez de ressources pour sprinter ensuite.

Via Fribourg et retour : le récit complet de l'itinéraire

La première étape ne se résume pas à une simple boucle ; c’est une véritable traversée de deux cantons. Après avoir quitté Lausanne, la course pénètre brièvement dans le canton de Fribourg, passant par Payerne — qui abrite une abbatiale clunisienne du XIe siècle, l’un des monuments romans les plus remarquables de Suisse — et par Lucens, dont le château du XIIIe siècle connaît une seconde vie insolite pour avoir accueilli un musée Sherlock Holmes, fondé en 1965 par le fils d’Arthur Conan Doyle lui-même. Plus loin, l’itinéraire longe Yverdon-les-Bains, au bord du lac de Neuchâtel ; cette ville compte parmi les plus anciennes de Suisse, avec des origines remontant à plus de 6 000 ans et une tradition de station thermale qui attirait déjà des visiteurs à l’époque des Lumières.

C’est sur le chemin du retour que le paysage atteint son apogée : les 18 derniers kilomètres longent le lac Léman et traversent les terrasses du vignoble de Lavaux – site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007 en tant que « paysage culturel vivant », façonné par des siècles de viticulture sur des pentes abruptes surplombant le lac. Un cadre idéal pour mener vers une arrivée dans une ville qui a œuvré pendant trois ans pour concrétiser ce moment précis ; Lausanne avait en effet déposé sa candidature pour accueillir la course dès 2022.

Favoris : qui remportera la 1re étape ?

L'arrivée favorise un profil de coureur bien précis : assez puissant pour affronter une rampe courte et raide avec les jambes fatiguées, mais assez rapide pour sprinter dans les 400 mètres qui suivent. Il s'agit d'une catégorie plus restreinte que les simples étiquettes de « sprinteurs » ou de « grimpeurs ».

Profils les plus adaptés à l'arrivée : les coureuses capables d'allier une accélération brève et explosive à un sprint final ; c'est précisément pour ce type de profil que cette étape a été conçue. Parmi les noms qui circulent dans les premières analyses figurent Puck Pieterse, Kim Le Court-Pienaar et Lotte Kopecky, qui ont toutes déjà signé des performances sur ce genre de terrain.

Les prétendantes au classement général pour qui l'enjeu de cette étape est de survivre plutôt que de gagner : la tenante du titre Pauline Ferrand-Prévot, sa dauphine Demi Vollering et l'ancienne vainqueure Katarzyna Niewiadoma-Phinney abordent toutes la course avec le classement général pour véritable objectif. Marion Rousse a déjà qualifié le parcours de 2026 de « piégeux », soulignant les difficultés présentes sur chaque étape ; la première étape servira de premier test pour déceler d'éventuelles défaillances physiques. Ferrand-Prévot a qualifié le tracé de « super sympa » et se dit prête à passer à l'action, tandis que Niewiadoma-Phinney pointe le contre-la-montre prévu quatre jours plus tard comme l'étape marquante à ses yeux — signe que les favorites ont déjà le regard tourné vers la suite plutôt que de chercher à remporter cette première étape à tout prix.

Une concurrente à suivre de près : Marlen Reusser, la championne du monde suisse du contre-la-montre, court à domicile et a déjà prouvé sa capacité à remporter des étapes sur cette épreuve, même si une arrivée nerveuse et explosive comme celle-ci ne correspond pas tout à fait à son terrain de prédilection habituel.

Les outsiders : Magdeleine Vallières, championne du monde en titre de course en ligne, s'annonce comme une sérieuse concurrente dès que le final est exigeant, et pas seulement sur les épreuves comportant des ascensions majeures.

Dernières nouvelles : Victoire Berteau exclue

Une absence confirmée à retenir avant le départ : Victoire Berteau, championne de France 2023 et membre de l'équipe Cofidis, ne prendra pas le départ. Elle s'est fracturée le sacrum lors d'une chute dans le dernier kilomètre du Tour du Portugal, course qu'elle venait de remporter, début juillet. C'est sa deuxième blessure sérieuse de la saison, après une fracture du radius au Tour des Flandres en avril qui l'avait privée de Paris-Roubaix. Cofidis a confirmé son forfait pour le Tour de France Femmes le 28 juillet 2026, quelques jours seulement avant le départ. Grand Départ.

Horaires de départ et comment regarder la 1re étape féminine

Le départ fictif de la première étape est confirmé pour 14 h 15 (CEST), et l'arrivée est prévue aux alentours de 17 h 44 (CEST). En août, la Suisse applique l'heure d'été d'Europe centrale (UTC+2). Pour le public international :

Time zoneHeure de fin locale (approx.)
UK (BST)16:44
US Eastern (EDT)11:44
US Pacific (PDT)08:44
Australia Eastern (AEST)01:44 (Aug 2)


Les éditions précédentes ont été diffusées sur France Télévisions et Eurosport ; consultez la page des diffuseurs confirmés pour connaître la couverture régionale prévue pour 2026.

Programme — Fuseaux horaires : France, Royaume-Uni et États-Unis

Les horaires ci-dessous sont basés sur la fourchette de vitesse officielle (45 km/h pour l'allure rapide, 41 km/h pour l'allure lente) de votre programme. En août, le Royaume-Uni a une heure de retard sur le CEST (heure BST), tandis que la côte Est des États-Unis a six heures de retard.

PointDistance jusqu'à l'arrivéeCEST (France/Swiss)BST (UK)ET (USA East)
Start — Lausanne138 km14:1513:1508:15
Côte de Châbles (Cat.3)49.1 km15:45–15:5214:45–14:5209:45–09:52
Villars-le-Comte climb54.5 km*16:31–16:4215:31–15:4210:31–10:42
Côte de Vulliens40.9 km16:49–17:0215:49–16:0210:49–11:02
Finish — Côte Saint-François0 km17:44–18:0216:44–17:0211:44–12:02


*Distance-to-finish shown; this climb is crested roughly 54 km before the line, per race profile.


Météo de la 1re étape du Tour de France Femmes

Début août, la région de Lausanne connaît généralement des températures chaudes — historiquement comprises entre 25 et 32 ​​°C — et des conditions météorologiques plutôt stables ; toutefois, il convient de consulter les prévisions en temps réel quelques jours avant le 1er août plutôt que de se fier à des estimations aussi lointaines. Une météo chaude et sans vent favoriserait un peloton rapide et maîtrisé, rendant plus difficile la réussite d'attaques tardives ; en effet, la chaleur et l'absence de vent avantagent généralement une poursuite bien organisée par rapport à une échappée lancée de loin.

Foire aux questions

Ce n'est pas une étape de tout repos. Quatre ascensions répertoriées — dont un final nerveux avec une rampe à 8 % près de la ligne d'arrivée — la rendent bien plus exigeante qu'une étape de plaine classique, même si un sprinteur puissant, capable de passer une côte difficile, conserve toutes ses chances.

Le départ neutralisé est confirmé pour 14 h 15 CEST, et l'arrivée est prévue vers 17 h 44 CEST.

Quatre ascensions répertoriées : la côte de Châbles (1,6 km à 7,7 %), la côte de Villars-le-Comte (4 km à 5,8 %), la côte de Vulliens (3 km à 5,3 %) et la côte finale, la côte Saint-François (2,6 km à 4,6 %).

Oui. Outre le canton de Vaud, où se trouve Lausanne, le parcours traverse brièvement le canton de Fribourg avant de revenir s'achever à Lausanne.

La participation de Magdeleine Vallières, sacrée championne du monde de course en ligne UCI en 2025, est confirmée.

Sur la place Saint-François, au centre de Lausanne, après une dernière ascension de 2,6 km avec une pente moyenne de 4,6 %.

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