Itinéraire du Tour de France Femmes avec Zwift 2026 : guide complet étape par étape, carte et profils d'élévation
Last updated: 2:52 pm CEST - Sunday, 26 July 2026
Tour de France Femmes avec Zwift 2026 ; parcours confirmé par la directrice de course ASO, Marion Rousse, en octobre 2025. Les distances des étapes ci-dessous sont les distances officielles. Cette page sera mise à jour en cas de changement avant le Grand Départ.
Vous cherchez le parcours complet du Tour de France Femmes 2026 ? Le voici : neuf étapes, 1 175 km et 18 795 m de dénivelé positif entre Lausanne (le 1er août) et Nice (le 9 août) — soit le tracé le plus long et le plus accidenté des cinq années d'existence de la course. Découvrez ci-dessous le détail de chaque étape et de chaque ascension répertoriée, l'étape reine au sommet du mont Ventoux, le retour du contre-la-montre individuel, ainsi qu'une comparaison de ce parcours avec les quatre éditions précédentes.
En bref
- Le parcours : de Lausanne à Nice, 9 étapes, 1 175 km, 18 795 m de dénivelé positif – un record sur ces deux plans.
- L'étape reine : la 7e étape s'achève au sommet du mont Ventoux ; c'est la première fois que le « Géant de Provence » figure au programme de la course féminine.
- Le contre-la-montre : l’épreuve de 21 km de la 4e étape vers Dijon n’est pas plate ; une ascension à mi-parcours en fait une véritable arme pour le classement général, et non une simple formalité de rouleurs.
- Le final : Pas de défilé lors de la dernière étape. La 9e étape franchit le col d’Èze à quatre reprises avant que le sort du maillot jaune ne se joue à Nice.
- L'opportunité pour les sprinteurs : De réelles chances se présentent lors des étapes 1, 2 et 8, mais seule la deuxième étape garantit presque à coup sûr un sprint massif.
En bref : Le parcours de Femmes 2026 en chiffres
Chiffre | Détail |
|---|---|
Dates | Du 1er au 9 août 2026 |
Étapes | 9 (3 plats, 3 vallonnés, 2 de montagne, 1 contre-la-montre individuel) |
Distance totale | 1 175 km — le plus long parcours du Tour de France Femmes à ce jour |
Dénivelé total | 18 795 m — le plus grand dénivelé positif de l'histoire de la course |
Countries | 2 (Suisse, France) |
Régions françaises traversées | 3 (Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur) |
Départements traversés | 12 |
Chaînes de montagnes | 3 (Jura, Massif Central, Alps) |
Les coureurs au départ | 154 (22 équipes de 7) |
Étape la plus longue | Étape 8, Sisteron – Nice, 171,9 km |
Distance du contre-la-montre | 21 km (étape 4, Gevrey-Chambertin – Dijon) |
Le point culminant | Sommet du mont Ventoux, 1 910 m |
Ascensions de l'étape reine | 3 565 m (Étape 7) |
Femmes avec Zwift 2026 – La carte complète du parcours
L'itinéraire complet décrit un arc de cercle approximatif dans le sens inverse des aiguilles d'une montre : à l'ouest de Lausanne, vers le sud à travers le Jura et le Beaujolais, en passant par le Massif central jusqu'à la vallée du Rhône, et enfin le long de la Côte d'Azur jusqu'à Nice. L'ASO publie le plan d'itinéraire officiel téléchargeable (PDF), et chaque étape possède sa propre page de profil officielle : Étape 1, Étape 2, Étape 3, Étape 4, Étape 5, Étape 6, Étape 7, Étape 8 et Étape 9.

What Kind of Route Is This?
Ce parcours ne s'articule pas autour d'une montagne emblématique et de quelques étapes de transition. Il concentre les difficultés en fin de course, contrairement aux quatre éditions précédentes. Une seule étape, la deuxième, est véritablement taillée pour un sprint massif classique. Toutes les autres posent un défi : saurez-vous surmonter les ascensions et, une fois ce cap franchi, être encore en mesure de jouer la gagne ?
Cela se reflète dans les chiffres. Les trois étapes officiellement classées comme « accidentées » (les 3, 5 et 6) cumulent chacune plus de 2 400 mètres de dénivelé positif — un total supérieur à ce que certaines courses qualifient d’étape de montagne. Ajoutez à cela un contre-la-montre vallonné, une arrivée au sommet sur l’une des ascensions les plus célèbres du cyclisme et une dernière étape qui n’a rien d’une simple formalité, et le constat est sans appel : ce parcours récompense les coureurs capables d’enchaîner les ascensions et de bien récupérer, plutôt que les spécialistes excellant dans un seul domaine.
Semaine 1 : L'ouverture en Suisse et la route vers la France (étapes 1 à 4)
Étape 1 — Lausanne – Lausanne | 138 km | Plat (sur le papier)
Pour la première fois depuis l'instauration des Grands Départs à l'étranger, le Tour débute et s'achève dans la même ville. En apparence, ce parcours de 138 km autour de Lausanne, avec un départ et une arrivée au même endroit, semble être une simple formalité pour les sprinteurs. Il n'en est rien. Deux ascensions répertoriées ponctuent la seconde moitié de l'étape, et l'arrivée elle-même s'effectue en montée via la côte Saint-François — environ 2,5 km à 4,6 % — qui mène directement à la ligne. Le coureur capable de négocier ce final pour s'imposer décrochera non seulement la victoire d'étape, mais aussi le premier maillot jaune de l'épreuve ; de plus, la présence d'un sprint avec bonifications incite les sprinteurs à se battre pour la victoire plutôt que de considérer cette étape comme un simple échauffement.

Étape 2 — Aigle – Genève | 147,9 km | Plat
C’est l’étape que les équipes de sprinteurs auront cochée en priorité. Au départ d’Aigle, siège de l’UCI et du Centre Mondial du Cyclisme, le parcours comporte cinq petites ascensions, mais aucune dans les 40 derniers kilomètres. C’est là que réside le détail crucial : la distance est suffisante pour permettre à tout coureur distancé dans les premières bosses de recoller au peloton avant l’arrivée à Genève. Si le Tour 2026 doit offrir un sprint massif « d’école », ce sera celui-ci.

Étape 3 — Genève – Poligny | 156,5 km | Vallonné
Ici, la course quitte la Suisse pour entrer en France. L'étape s'élance de Genève et franchit la frontière dès les premiers kilomètres, en direction du massif du Jura pour la plus longue ascension de la course à ce stade : le col de la Faucille (11,4 km à environ 6,3 %). Cette difficulté intervient très tôt, dans les 15 premiers kilomètres ; la suite de l'étape se jouera donc moins sur cette montée elle-même que sur la capacité des coureurs à tenir le choc par la suite. Une ascension plus courte en fin de parcours, près de Chaux-Champagny (environ 1,8 km à 6,4 %), précède l'arrivée à Poligny. Selon l'intensité du rythme imposé en début d'étape, la course pourrait se conclure par un sprint en petit comité ou laisser la porte ouverte à une échappée.

Étape 4 — Gevrey-Chambertin à Dijon | 21km | Contre-la-montre individuel
Le contre-la-montre fait son retour au Tour de France Femmes après avoir été absent de l'édition 2025, et il est loin d'être la simple formalité toute plate à laquelle certains s'attendaient. Le parcours de 21 kilomètres reliant Gevrey-Chambertin à Dijon intègre une ascension en son milieu : les Lacets de Marsannay, une montée d'environ 2 km avec une pente moyenne de 6,6 à 6,9 %. C'est suffisant pour départager les spécialistes pures du chrono des grimpeuses capables de tenir une position aérodynamique ; de plus, la distance restante — comprenant la descente et le tronçon plat jusqu'à Dijon — récompensera celle qui aura su gérer son effort dans la montée plutôt que celle disposant simplement de la plus grande puissance brute. À titre de comparaison, le contre-la-montre plat de 6,3 km disputé à Rotterdam en 2023 représentait un défi bien différent ; cette nouvelle épreuve devrait creuser des écarts significatifs au classement général, bien avant que la course n'aborde la haute montagne.

La dernière ligne droite : étapes 5 à 9, du Beaujolais à la Côte d'Azur
Étape 5 — Mâcon à Belleville-en-Beaujolais | 140km | Vallonné
Huit ascensions répertoriées sur 140 km, sans pratiquement aucun kilomètre de plat pour les séparer. L'étape débute par la montée la plus longue, la côte de Cenves (9,6 km), et le rythme ne faiblit pas par la suite. L'ultime difficulté, le mont Brouilly — environ 3 km à 7 % de moyenne, avec un sommet situé entre 7 et 11 km de l'arrivée selon les sources officielles — est typiquement le genre de montée courte et nerveuse en fin de parcours capable de faire voler le peloton en éclats et de réduire le groupe de tête à quelques unités. C'est une journée taillée pour les échappées et une réelle opportunité pour les sprinteurs les plus résistants, capables d'encaisser les ascensions à répétition, plutôt que pour les purs spécialistes de la vitesse.

Étape 6 — Montbrison à Tournon-sur-Rhône | 153,4 km | Vallonné
La course pénètre en Ardèche lors de la deuxième de deux étapes accidentées consécutives. Le parcours compte six ascensions répertoriées ; la plus difficile est le col de Lalouvesc (8,6 km à 5 %), tandis qu'une difficulté plus courte mais plus raide, la côte de Boucieu-le-Roi (environ 3,8 km à 5,7 %), se dresse dans les 20 derniers kilomètres. Toutes les équipes visant le classement général savent ce qui les attend le lendemain au mont Ventoux ; historiquement, cela rend ce type d'étape plus animé, et non l'inverse, car personne ne souhaite gaspiller de l'énergie à contrôler la course alors que la véritable bataille ne commencera que le lendemain.

Étape 7 — La Voulte-sur-Rhône au Mont Ventoux | 146,8 km | Montagne (étape reine)
L'étape qui décidera du sort du Tour. Analyse complète ci-dessous.
Étape 8 — Sisteron – Nice | 171,9 km | Plat (officiellement)
Il s'agit de l'étape la plus longue de la course ; elle intervient au lendemain de l'ascension du Ventoux, ce qui modifie considérablement la perception de son profil « plat ». Les 80 premiers kilomètres présentent une légère tendance ascendante avant une longue descente vers la côte ; par ailleurs, deux courtes ascensions en fin de parcours (la côte de Colomars et la côte de la Ginestière, toutes deux situées dans les 17 derniers kilomètres) incitent les coureurs qui sentent encore les effets du Ventoux dans leurs jambes à attaquer plutôt qu'à attendre un sprint. Sur le papier, c'est une étape pour sprinteurs. Dans les faits, toutefois, entre la fatigue accumulée, l'effritment des trains de sprint et le souvenir tout frais d'une arrivée au sommet, une échappée a de réelles chances d'aller au bout.

Étape 9 — Nice - Nice | 99,2 km | Montagne (Dernière étape)
Il n'y aura pas d'arrivée en cortège sur ce Tour. L'étape la plus courte de la course, hors contre-la-montre, emmène le peloton à quatre reprises au sommet du col d’Èze, la dernière ascension étant abordée par son versant le plus raide : environ 6 km à 7,6 %. Les écarts au classement général à l'entame de cette ultime journée seront mis à l'épreuve dès cette dernière montée, tandis que la descente technique vers Nice offrira une dernière occasion à un coureur audacieux de faire la différence avant le dénouement de la course.

Analyse approfondie d'une arrivée au sommet : pourquoi le mont Ventoux change la donne
Chaque édition du Tour de France Femmes depuis 2022 a construit son identité autour d'une ascension emblématique : la Super Planche des Belles Filles en 2022, le col du Tourmalet en 2023, l'Alpe d'Huez en 2024 et le col de la Madeleine en 2025. Pour 2026, cette ascension sera le mont Ventoux ; il s'agira de la toute première apparition du « Géant de Provence » dans la course féminine.

Les chiffres à eux seuls illustrent les enjeux : 15,7 km à une pente moyenne de 8,8 %, au terme d’une étape de 146,8 km ayant déjà imposé au peloton trois ascensions plus modestes avant même d’atteindre le pied du Ventoux. Ce qui distingue le Ventoux d’une arrivée au sommet classique, ce n’est pas seulement la déclivité, mais les derniers kilomètres au-delà de la limite de la végétation : la route y traverse un paysage calcaire aride et exposé, offrant pratiquement aucun abri contre le vent. L’observatoire sommital est visible à des kilomètres de distance — une épreuve autant psychologique que physique — et le mistral, qui balaie régulièrement cette partie de la Provence, peut transformer une ascension difficile en une véritable épreuve périlleuse. La stratégie de course, et potentiellement l’issue de l’étape, peuvent être totalement bouleversées par les seules conditions de vent.
Tactically, this is the stage where the Tour gets decided, not just influenced. A time trial four days earlier will have already opened some gaps, but Ventoux is long and hard enough to open new ones or close existing ones outright. Anyone hoping to win the 2026 Tour de France Femmes has to treat August 7 as the day that matters most.
Analyse approfondie du contre-la-montre individuel : le test de Dijon
Le retour du contre-la-montre, après son absence en 2025, constitue l'une des décisions majeures prises par ASO concernant le tracé de 2026 ; il est intéressant de comprendre pourquoi le profil importe tout autant que la distance.
Avec ses 21 km, la 4e étape est plus de trois fois plus longue que le dernier contre-la-montre du Tour de France Femmes — l'épreuve plate de 6,3 km disputée autour de Rotterdam en 2023 — et son profil n'est pas plat. Les Lacets de Marsannay, une ascension d'environ 2 km avec une pente moyenne de 6,6 à 6,9 %, se situent presque exactement à mi-parcours ; les coureuses doivent donc adopter une stratégie de gestion de l'effort qui leur permette de franchir cette véritable montée sans « exploser » avant la portion rapide et plate menant à Dijon. Ce tracé favorise un profil de coureuse spécifique : suffisamment puissante dans l'exercice chronométré pour maintenir une position aérodynamique et une puissance élevée sur le plat, mais assez à l'aise en danseuse pour ne pas tout perdre dans la montée.
C’est aussi une étape que la plupart des grimpeurs purs ne peuvent pas se permettre de négliger. Un mauvais contre-la-montre sur un parcours présentant un tel dénivelé peut coûter des minutes — et non de simples secondes — à un prétendant au classement général ; or, ces minutes sont très difficiles à rattraper par la suite dans une course qui ne compte qu’une seule arrivée au sommet. Attendez-vous à ce que cette étape soit l’un des moments clés pour le classement général durant ces neuf jours de course, bien avant que le peloton n’aborde la haute montagne.
Comparaison avec 2026 : cinq éditions du Tour de France Femmes
Année | Dates | Étapes | Distance | Dénivelé positif | Étape reine | Gagnante |
|---|---|---|---|---|---|---|
2022 | 24–31 July | 8 | 1,033.6km | — | La Super Planche des Belles Filles | Annemiek van Vleuten (NED) |
2023 | 23–30 July | 8 | 960.5km | — | Col du Tourmalet | Demi Vollering (NED) |
2024 | 12–18 August | 8 | 949.7km | — | Alpe d’Huez | Katarzyna Niewiadoma-Phinney (POL) |
2025 | 26 July–3 August | 9 | 1,168.6km | 17,240m | Col de la Madeleine | Pauline Ferrand-Prévot (FRA) |
2026 | 1–9 August | 9 | 1,175km | 18,795m | Mont Ventoux | — |
La tendance est claire, sans qu'il soit nécessaire de deviner les chiffres manquants : depuis le passage de la course à neuf étapes en 2025, la distance comme la difficulté ont de nouveau augmenté en 2026. Il s'agit désormais du Tour de France Femmes le plus long et le plus accidenté à ce jour selon ces deux critères simultanés, une double caractéristique inédite jusqu'alors.
À qui cet itinéraire profite-t-il ?
This route doesn’t hand the race to one type of rider. It’s built to punish anyone with an obvious weakness.
- Les grimpeuses dotées de qualités de rouleuse sont celles qui disposent du plus grand avantage. Ce parcours est taillé pour une coureuse capable de limiter la casse ou de gagner du temps lors du contre-la-montre de Dijon, avant d'affronter le Ventoux sans craquer ; c'est en partie pour cette raison que la tenante du titre, Pauline Ferrand-Prévot, et sa dauphine, Demi Vollering, s'élancent toutes deux avec le statut de grandes favorites.
- Les spécialistes pures du contre-la-montre disposent d'une véritable occasion de creuser l'écart, mais celle-ci s'accompagne d'une ascension. Marlen Reusser, championne du monde en titre de la discipline, a les atouts pour faire de la 4e étape un véritable tremplin, à condition toutefois de surmonter le Ventoux et le dénivelé accumulé tout au long de la semaine.
- Les sprinteuses disposent de trois étapes classées comme plates (les 1, 2 et 8), mais seule la deuxième a de grandes chances de se conclure par un sprint massif classique. Les coureuses capables de produire une accélération finale après une ascension — plutôt que celles qui ont besoin d'une approche parfaitement plate — possèdent un réel avantage ; c'est précisément cette polyvalence qui offre à une coureuse comme Lorena Wiebes une plus grande marge de manœuvre que la plupart des autres sprinteuses.
- Les puncheurs et les spécialistes des échappées devraient viser les deux étapes accidentées consécutives (les 5e et 6e), la veille de l'étape du Ventoux ; les équipes des favoris au classement général ont alors peu d'intérêt à contrôler la course et cherchent plutôt à économiser leurs forces en vue de la montagne qui les attend.
Résultat des courses : impossible de traverser ce Tour en roue libre en s'appuyant sur un seul point fort. Tous les prétendants au classement général seront mis à l'épreuve à deux reprises au moins — une fois contre la montre et une fois dans l'ascension du Ventoux — et le vainqueur final sera probablement celui qui concédera le moins de temps sur son terrain de prédilection le moins favorable, et non simplement le plus performant lors de son meilleur jour.

